‹ Plantes fourrangèresChapitre 100 sur 168 · ALIMENTATION DES CHEVAUX ET DES 6ÉTES A CORNES · texte numérisé non relu

ALIMENTATION DES CHEVAUX ET DES 6ÉTES A CORNES

qui se mélange on ne peut mieux avec le foia ou la paille hachés ?

n La ration journah&re de mes chevaux de culture, qui sont généralement soumis & un travail assez pénible, est de 4 kilogrammes d'avoine, 15 kilogrammes de pommes de terre et 6 kilogrammes de paille (les pommes de terre sont toujours additionnées de 5 kilogrammes de paille menue et de 200 grammes de sel par quintal). Je puis affirmer que mes chevaux, avec ce régime, sont aussi vigoureux et au moins en aussi bon état d'embonpoint que lorsque leur ration était de 10 kilogrammes d'avoine, 5 kilogrammes de foin, et 5 kilogrammes de paille. Un ont en outre l'avantage d'ëtra moins longs è leur repas et d'avoir plus de temps pour se reposer.

M Si je compare le prix de revient de chaque régime, en comptant l'avoine à 15 Trancs, le foin k 6 francs, les pommes de terre à, 2 fr. 50 (cours de cette année), le régime à la pomme de terre revient à 1 fr. 20 et l'autre à 1 fr. 95. C'est donc une économie de un tiers.

« J'ajouterai que pour les vieux chevaux, qui ont plus de peine à broyer et à digérer les aliments, la ration à la pomme de terre est de beaucoup préférable. J'ai chez moi une preuve bien frappante dans un vieux cheval spécialement affecté au service intérieur de la ferme. 11 dépérit régulièrement chaque année quand le régime de la pomme de terre est fini, et il reprend au mois de novembre aussitôt que le régime est revenu. Cependant son travail est plutôt moins pénible en été.

" Depuis le mois de novembre dernier, j'ai appliqué le régime de la pomme de terre à iS veaux d'élevage de race normande. Six de ces veaux étaient, au 1" novembre, âgés seulement de deux mois et n'étaient pas sevrés. Les 12 autres étaient âgés de sept mots.

■1 Les premiers ont reçu jusqu'au 1" février, c'est-à-dire jusqu'à l'Age de cinq mois, une nourriture presque complètement liquide composée de lait, de thé de foin, de riz et de blé bouillis. La ration journalière de ce mélange, donné tiède en deux fois, était de 10 litres par veau. La quantité de lait, qui était d'abord de 3 litres, alla toujours en décroissant; et la proportion de riz et de blé resta invariable à 200 grammes

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de riz et 173 grammes de blé. On leur donna ensuite progressivement 200 à 300 grammesde foin pourleshabituer à ruminer,

•' Au 1°'* janvier, le lait pur, déjà i-édult h 2 litres par tête, était remplacé par du lait écrémé. Au 1"' février, on commença à faii-e entrer la pomme de terre dans leur alimentation. On en ajouta à leur ration ordinaire d'abord 1(2 kilogramme, puis 1 kilogramme, puis 2 kilogrammes (la pomme de terre est toujours mélangée à S kilogrammes de paille menue et à 200 grammes de sel par quintal]. Au 10 mars, la boisson tiède a été réduite de moitié et remplacée par 3 kilogrammes de choux fourrageis ; on ajouta aussi i kilogramme de paille d'orge. Au IS avril ils ontélé mis au pré, et en quelques jours on a supprimé la pomme de terre, la boisson tiède et le reste.

« Avec ce régime, ces jeunes bestiaux se sont développés sans arrêt, leur poil fin et luisant atteste l'embonpoint et la sanlé. fis n'ont jamais été ventrus comme la plupart des veaux élevés sans mère et sevrés trop tôt ; et la meilleure preuve de leur développement rapide est qu'ils pèsent ai^ourd'Iiui 160, 185, 192, 200, 202 et 206 kilogrammes, bien qu'ils ne soient encore âgés i^ue de sept mois.

.11 Si l'on compte comme moyenne jusqu'à ce jour pour chacun de c

S litros de lait à ii centimes 0.34

i kil. de pommes de terre à 0 fr. 025 Q,05

0 kil. BOO de foin à 0 fV. te quintal 0.048

0 kil. aoo de rii à 20 fr. - 0.04

0 kil. 175 de blé à 18 fr. — 0,03

1 kil. de paille à 3 fr. — 0,03

Total 0.438

en laissant de côté les autres frais généraux qui sont approximativement les mêmes avec tout autre régime, la nourriture de ces 6 veaux est donc revenue à 44 centimes par tête et par jour. La nourriture au lait seul et au foin aurait certainement coûté plus du double pour les faire arriver au même point.

B Les douze élèves sevrés et âgés de sept mois au 1" novembre, n'ont reçu depuis cette époque qu'une nourriture presque e.vclusivement composée de pommes de terre, mais

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