‹ Plantes fourrangèresChapitre 101 sur 168 · PRÉPARATION DO SOL · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DO SOL

dont la quantité a naturellement augmentt: avec leur croissance. Elle a été en moyenne jusqu'au 10 mars de 10 kilogrammes de pommes de terre, mélangée h S50 grammes de foin haché et 2S0 grammes de paille menue. Ils avaient en plus 2 kilogrammes de paille comme litière el 2 kilogrammes de paille d'avoine ou d'orge k fourrager. Les frais s'élèvent donc à :

10 kil, de pommes de terre 0,25

2dO grammes de foin 0,015

4 kil. 230 de paille 0,127

Total. 0.392

39 centimes par tête et par jour.

u Ces 12 animaux sont également en parfait état ; mais, de moins bonne origine que les 6 plus jeunes, ils ne pèsent en moyenne, à sept mois, que 150 kilogrammes environ. Us ont aujourd'hui douze à treize mois et pèsent en moyenne 260 kilogrammes.

« Depuis le 10 mars la ration de pommes de ten'e a été diminuée et remplacée par des choux fourragers.

« Je n'ai pas fait ici la déduction du fumier produit, car je ne l'ai pas pesé. C'étaitun travail bien long et bien compliqué, surtout pour des animaux dont la ration a varié constamment. Mais je pense que cette expérience démontre suffisamment que l'on peut fort avantageusement remplacer le lait dans l'élevage du bétail par une nourriture liquide bien appropriée, et, qu'en faisant entrer graduellement la pomme de terre dans la ration, on peut en faire une base de nouiriture incomparable aussi bien pour l'élevage que pour l'engraissement. »

Préparation du sol.

La pomme de terre exige une grande masse de terre meuble pour développer ses racines et ses tubercules, et a besoin d'un sol frais. Quelle que soit l'humidité du terrain, il faut le travailler profondément, à l'aide de la charrue sous-sol. S'il est trop humide, cette culture profonde augmentera sa perméabi-

3» POHHK DB TEdRK.

lilé et la pomme de lerre souffrira moins de cet excès d'humidité. Si, au contraire, le terrain est trop sec, on augmentera par là, la capacité de la couche qui aertde réservoir aux eaux, et ainsi la sécheresse sera moins à craindre, d'autant plusque la plante pourra enfoncer ses racines plus profondément pour puiser l'eau nécessaire i son développement.

De Gasparin rapporte une expérience de M. de ChanÇay, qui met hors de doute l'avantage des cultui'es profondes :

Pn>lbndeur du labour. Rendemeat.

10 centimètres 72 quintaux.

ao — se —

Aimé Girard a repris cette démonstration sur un grand nombre de variétés à Joinville-le-Pont et à Clich y -sous-Bois, et il a obtenu les résultats moyens qui suivent :

Prorondeur du labour. Rendement. Fécule p. 100.

15 centimètres 33S quintaux. 13,9

Il en ressort que non seulement le poids de la récoite s'accroît, mais encore qu'en même temps le taux de la fécule, c'est-à-dire ia qualité nutritive s'élève.

Donc, toutes les fois que la nature du sol le permettra, on donnera un labour de défoncement au moyen de la charrue ordinaire suivie d'une fouilleuse, à 40 ou 45 centimètres de profondeui'. On fera ce travail aussitôt que possible avant l'hiver, pour que l'aération du sol soit complète, ainsi que l'ameublisse ment, dans le cas des terres compactes. Dans ces dernières on donnera un labeur au printemps aussitôt que Y assaisonnement du sol le permettra. Le troisième labour sera donné pour la plantation.

Ensolslégers, on peut dé ch au mer simplement avantl'hiver. Au printemps, le plus tct possible, on donne le labour de défoncement et on plante par un dernier labour.

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