EMPLOI DANS L'ENGRAISSEUENT DES BŒUFS
Nous avons compté i'azole 4 1 Franc le kilogramme, l'acide phosphortque à 25 centimes et la potasse à 40, et estimé la chaux à S centimes seulement.
La valeur du fumier produit parles n°" 2 et 3 est sensiblement plus élevée que pour le n" 1. C'est le résultat de l'emploi du tourteau de sésame, riche en azote, en remplacement de l'avoine.
D'après cela, le bœuf moyen a produit par jour en fumier, une valeur de 0 fr. 343, et pendant la durée moyenne de l'engiaissement, le produit a atteint 22 fr. 30.
Il résulte de là que le produit brut total de l'engraissement s'élève à 233 fr. 74.
Les dépenses effectuées se montent à 65 rations à i fr. 70 l'une, litière comprise, soit à iiO fr. 50 et le bénélice atteint 125 fr. 24 par bœuf. Nous défalquerons de ce bénélice les frais de vacher que nous estimons à 10 francs par bêle pour la durée de l'essai, et de plus l'intérêt à 5 p. 100 du capital engagé dans l'entreprise, soit6 fr, 93. Il reste comme bénérice net: 108 fr. 31.
Mais dans les conditions où cet essw a élé e.vécuté, il convient de rechercher à quel prix a été payée la pomme de terre bien plutdt que le bénélice réalisé par tête de bétail. C'était là, en effet, le but principal que nous nous étions proposé. Ce prix est facile à établir à l'aide des éléments qui précèdent. En effet, nous avons estimé la valeur des aliments adjuvants ajoutés à la ration de tubercules à leur prix courant de l'époque et nous savons que la dépense de ce chef s'élevait par jour à 0 fr. 59 ; il convient d'y ajouter 7 centimes pour les frais de cuisson, 10 centimes pour les frais de litière; ce qui fait 76 centimes par jour, et donne un total, pour la dui-ée de l'expérience, de 49 fr, 40. En ajoutant à cette dépense les 16 fr. 93 relatifs aux soins el à l'intérêt du capital engagé, nous arrivons à «ne somme de 66 fr. 33. Or, le produit brut réalisé par lêl« moyenne étant de 235 fr. 74, fumier compris, les 75 rations de pomme de terre, pesant à l'état cru 2 i37 kilogrammes, ont été payées 169 fr. 41, soit 6 fr. 9ïi le quintal. Il a donc été incomparablement plus avantageux de faire consommer les pommes de terre par les bœufs à l'engrais que de les livrer à la féculerie.
L)..j.l:...luGoOgle
Emploi de la pomme de terre dans l'alimentation des chevaux de trait et dans l'alimentation d'élevage des bStes à cornes.
Dansune communication &laSociété nationale d'agriculture, faite par la voix de Aimé Girard, notre excellent collaborateur et ami M. Ch. Égasse s'exprime ainsi à ce sujet :
« J'avais jusqu'ici, depuis 1R90, utilisé plus spécialement la pomme de terre pour Tengraissemenl des bœufs, pour l'alimentation des chevaux, des porcs et des volailles, et je ne l'avais appliquée qu'incidemment à la nourriture des veaux d'élevage. Je puis affirmer aujourd'hui que cette nourriture convient parfaitement à tous les animaux de la ferme sans exception.
i< J'ai laissé de côté la culture des autres racines, betteraves, carottes, etc., et j'ai soumis tout mon bétail au régime de la pomme de terre. La base de la nouiriture étant la même pour tous les bestiaux, c'est déjà une simplification très économique et très commode pour la préparation des râlions. De plus, les mélanges étant faits aussitôt après la cuisson; la nourriture peut toujours être donnée à une température égale, et l'on n'a pas à craindre que la gelée arrête la fermentation, comme pour la betterave.
<i La variété de pomme de terre que j'emploie est la Richter's Imperator, que je cultive exclusivement.
« Le genre de cuisson que j'ai adopté est la cuisson au four ; ce procédé, grâce à un outillage appmprié, m'a semblé plus pratique pour les grandes quantités ; j'ai constaté de plus que la pomme de terre cuite au four perd environ 20 p. 100 d'eau et qu'on obtient ainsi une nourriture plus concentrée et aussi plus facile à travailler. Dans mon four de ferme de dimension ordinaire, je peux cuire tous les jours en deux fournées 12 quintaux de pommes de terre, et le chauffage me revient à ISi centimes par quintal. La pomme de terre cuite au four est passée au coupe- racines, où elle se divise très facilement. Elle est ainsi i-éduile en une farine grossièi-e