‹ Plantes fourrangèresChapitre 110 sur 168 · MALADIE. ~- TRAITEMENT · texte numérisé non relu

MALADIE. ~- TRAITEMENT

Proportion itïS lubcrcules gités

Early rose 13 p. 100.

Magnum bonuiii 1 —

Quarantaine violotte I* —

Jeancé 0 —

Richt«r's Imperator 3 —

Saucisse rouge 4 —

— blanchu 12 ■-

Seguin 22 -

Vos^enne ou Jeuiey 2 —

On voit que les variétés les plus ivsislantes sont la Chai'Uon, la Van dci* Veer, la Magnum faonum, la Itichter's imperatoi', la Saucisse rouge, la Vosgienne, qui sont toutes très p^o(lucli^ o<. La Jeancé et la Farineuse rouge viennent ensuite.

Otte résistance pour fa Richter's Imperalor a été conninn'p par les essais d'Aimé Girard.

Cette qualité, qui est à prendre en grande considération, a toutefois un peu pei'du de son importance depuis que noii^ possédons contre la maladie un remtVIe pi ('■ventif d'une eflicaeité certaine.

Ce traitement pi-éventif consiste à pulvériser sur les parties aériennes de pommes de terre de la bouillie bordelaise ou delà bouillie bourguignonne.

Pour préparer la bouillie bordelaise, on emploie [es ingrédients suivants :

Sulfate de cuivre 3 kilogrammes.

Dans la moitié de l'eau, on fait fondi-e le vitriol bleu. On délaie la chaux dans le reste, et on verse peu & peu le lait obtenu dans la solution cuivrique, en agitant avec un b&ton.

Nous employons de préférence la bouillie bourguignonne, qui passe beaucoup mieux au pulvérisateur, et possède une adhérence parfaite. Elle est constituée de :

Cioogle

- On dissout le vitriol bleu dans 50 litres d'eau, el de même les cristaux de soude. On verse alors la solution alcaline dans la solution vitriolique, en agitent avec un bâton. 11 est important que la bouillie ne soit pas acide. Elle doit bleuir un papier i-ouge de tournesol.

La quantité qu'on emploie par hectare est d'environ 18 hectolitres, et le travail, avec un pulvérisateur à dos, exige quatre journées d'homme. Le prix de revient est dès lors de :

Vitriol bleu (36 kil.) 25 francs.

Cristaux de soude (36 kit,) 5 fr. 40

Main-d'œuvre 16 francs.

ToUl 4S fr. iO

Mais en grande culture on doit avoir recours au pulvérisateur à traction {lig. i\i\ dont le travail est plus rapide et plus ^onomique. Le pulvérisateur de Vermorel, dont nous nous servons, exige pour sa conduite un homme et un cheval, et pulvérise six rangs h la fois. U faut, pour l'approvisionner de bouillie, deux hommes et un cheval attelé à un tonneau roulant pour amener l'eau. On prépare d'avance des solutions concentrées de sulfate de cuivre à 20 kilogrammes par hectolitre, et de carbonate de soude de même foi'ce. Puis on fait dans un grand baquet une marque au volume de 2 hectolitres. On y fait couler l'eau du tonneau, puis on y verse successivement 10 litres de la solution concentrée de sulfate de cuivre et 10 litres de celle de carbonate de soude en agitant vivement avec un bâton.

Avec CCS dispositions, on pulvérise i hectares par jour, en l'épandant par hectare 16 hectolitres de bouillie. La dépense <le l'opération s'élève donc au prix suivant :

Deux journées de cheval 10 francs.

Trois journées d'hommes 9 —

12S kil- de sulfate de cuivre i iB francs

le quinlal 38 fr. 88

aOS kil. de cristaux de soude à 12 francs

les 100 kilos 24 fr. 00

Total 101 fr. SS

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