PANAIS
1°>,20 de hauteur que l'oD recouvre ensuite en laissant une ouverture très étroite tout le long sur le sommet.
Il y a une dizaine d'années, un agnculteur de Meurthe-et- Moselle a proposé une méthode de consenalion très simple, dont il a obtenu d'excellents résultats. Dans le procédé de M. Barbolin, les carottes restent en plein air disposées* simplement contre un mur en forme de contre-mur, qu'on peut élever jusqu'à une hauteur de 2 ou 3 mètres. On doit autant que possible choisir l'exposition du nord ou de l'ouest. •< Pour élever ce contre-mur de carottes, dit-il, on dispose les plus belles sur le devant, la tête en dehors, la queue en dedans, de manière à faire parement. Le reste s'entasse pèle-méle le long du mur à mesure que le parement s'élève, ou plutCt c'est l'inverse qui se pratique : le charretier jette les carottes contre le mur et un ouvrier dispose à mesure sur le devant celles qui doivent faire le parement, cela se fait assez vile. L'épaisseur est d'environ 80 centimëlres. » H est bon d'établir entre le mur et les carottes une paroi de fascines pour éviter réchauffement, toutefois cela n'est pas absolument nécessaire. Oncouvreledessusdu tas, aJn8i:appuyéau mur, d'une épaisse couche de paille ; quant au parement, il reste à découvert. Mais il est indispensable de le garantir par une clôture quelconque contre les approches du bétail qui, en a'efforçant de tirer quelques racines, ne manquerait pas de faire écrouler le pai'ement. Les carottes ne doivent pas être lavées avant d'être mises ainsi en tas, pas plus du reste que pour leur conservation en silos ou en magasin, car le peu de terre adhérente qui reste est plutôt favorable à leur bonne conservation. L'eau des pluies qui peuvent venir fouetter les parois du tas ne présente aucun inconvénient ; elle semble plutt^t avantageuse en entretenant la vitalité de la racine qui reste ferme et croquante jusqu'au bout. M.Barbotin a pu conserver, par celte méthode, ses cai-ottes par des froids de 15 et 18° au-dessous de zéro.
PANAIS [Pastùtaca saliva).
Le panais n'est guère cultivé comme racine fourragère, qu'en Uretagne. Il y passe pour ëtie plus nourrissant que la