PANAIS
carolte. Ses feuilles comme ses racines sonl tivs recherchées de tous les animaux. Les Bretons l'estiment beaucoup pour la nouiTÎture des chevaux et l'alimentation des vaches laitières. 11 favorise, suivant eux, la production du beurre. Suivant Mathieu de Dombasle, c'est la racine la plus favorable à l'engraissement des bètes bovines et des porcs, La racine a la composition sui-
Eau 78,9
MoUère azotOe 1,5
Graisse 0,6
Hydrates de carbone . 15, S
Cellulose brute 1,1
Cendres ifi
On voit que le panais est beaucoup plus riche en matières nutritives que les autres racines fourragères et particulièrement que les carottes et les belteraies et qu'il mériterait d'être cultivé davantage.
En grande culture, on ne cultive que les panais longs (fig. 126), parmi lesquels il faut si^aler le panais amélioré de Brest,
Comme climat, il préfèi-e les pays humides et doux. Il supporte parfaitement lesfroids de nos hiverset l'on peut par conséquent ne le récolter qu'au fur et à mesure des besoins.
II aime les sols calcaires, les P'g- 126. — Panais long terres argilo-sableuses riches ] et
meubles, les terres sablonneuses bien pourvues d'humus, à la condition qu'elles soient profondes et fraîches. Il ne réussit pas dans les argiles compactes et tenaces.
La culture est absolument la même que celle de la carotte. Il faut semer un peu plus de graine, car elle est plus grosse.
m NAVET.
CeHe-ci ne doit pas être vieille, car elle ne conserve une bonne faculté germinative que pendant la première année qui suit la récolte.
Le rendement peut, dans les situationsqui lui conviennent, égaler celui des carottes ; il est en moyenne de 250 à 300 quintaux cl l'on obtient de 23 à 40 quintaux de feuilles,
NAVET [Brassica napus vel brassica râpa).
Le navet est une des racines fourragères les plus anciennement cultivées. Chez les anciens Hébreux, et vers les commencements de l'empire romain, les navets et les raves constituaient déjà une ressource importante pour la nourriture du bétail en Asie Mineure et dans la partie occidentale de l'Europe. En France, le navet est surtout cultivé sur le Plateau central el dans ses environs, sur la côte occidentale de l'Océan, et en Lorraine. Sa culture est très répaifdue en Alsace, dans te Palatinal, la Be^ique, la Hollande. Mais c'est surtout en Angleterre que, sous le nom de turnep, il jouit de la plus grande vogue. Dans tous ces pays, il est très estimé pour la nourriture des moutons et des bëtes bovines. En Alsace et dans le Palatinat, on le considère comme une très bonne et une très saine nourriture pour les chevaux auxquels on te donne pendant l'hiver en mélange avec de la paille hachée. Les feuilles de navets sont elles-mêmes très recherchées par tous les bestiaux.
Variétés.
Les variétés de navets sont très nombreuses, el nous nous contenterons d'en signaler quelques-unes des plus estimées ;
Le navet long d'Alsme (lig. 127) est longuement ovoïde. La racine est blanche dans sa partie enterrée, tandis que le collet qui sort bien de terre est vert clair. La longueur totale de ce navet est de b^ois à quatre fois son diamètre maximum. H est demi-hfttif. On peut encore le semer après la récolte des piemières céréales, et, en trois mois, il peut atteindre un poids moyen de SOO grammes.
Xe navel rose du Palatinal (fig. 138] est très voisin du précédent. Il s'en distingue parce qu'il a le collet franchement violacé. On le cultive non seulement dans la vallée du Rhin,
Fig. 127. — Navet long il'Alsace. Fig. 123. — Navet rose du
l'alatinat.
dont il est originaire, comme le précédent, mais encore en Angleterre, sous le nom de hedTanhaTdTumep; mais il y est en général beaucoup plus court que sur le continent.
Les variétés de navets aplatis ou arrondis, a[)pelées aussi raves, sont les plus nombreuses. Elles sont plus recherchées
en Angleterre, parce que leur consommation sur place, par le bêlait, est plus facile et beaucoup plus complète. Les racines
Fig. 129. — Tumep de Norfolk.
deviennent très grosses et les rendements sont très élevés. La variété de Sorfolk comprend trois races très voisines l'une de l'autre par leur taille et leurs aptitudes culturales, mais faciles à distinguer par leur couleur, àsavoir: le tumep blanc, le tumep à collet vert et le tumep à collet rouge , (flg. 129). Ce sont des plantes très vigoureuses, àfeuillagelrèsdéveloppé.
Elles ne commencent à formerleursracineschai'nuesque tard mais cellesci atteignent, après quatre à cinq mois de végétation, un poids de 2 à 3 kilogrammes.
Le navet jaune iTAber-
deen ou navet jaune
d'Ecosse, se distingue du tumep de Norfolk à collet vert, en
ce que la partie de la racine enterrée est entièrement jaune.
Fig. 13£i. — Rave d'Auvergne