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EXIGENCES. — FUMURE

L'action des engrais est aussi manifeste sur fa composition de la plante et <ie ses parties. La proportion de feuilles récoltées est ici beaucoup plus faible que pour les navets. Elle atteintson maximum de 7,85 p. 100, avccl'engrais minéral additionné de 156 kilogrammes d'azote organique et ammoniacal. Le minimum est de 6,18 avec Tengrais minéral additionné de 46 Icilogrammes d'azote ammoniacal. La dose d'azote s'élevanl, la proportion des feuilles s'élève un peu, mais d'une manière moins considérable que pour tes navets. Le tableau suivant fait ressortir l'action des engrais azotés sur la production en matière sèche et en matière azotée par hectare :

Engrais minéral seul.

MaUère sèche | S 10» [ ITS 1

— azotée | 184 I 43 |

i" Engrais minéral et iS kil. iTazole.

Matière sèche 1 2 516 I 185 1

- azotée i 866 I 49 |

Engrais minéral et 110 kil. d'azole.

4' Engrais minéral et 156 kil. d'aiole.

MatiiTO sèche [ 3 103

azotée

Matière sèche.

Avec une fumure azotée abondante on a plus que doublé la quantité de matière azotée produite par hectare.

La fumure convenable dans un sol de fertilité moyenne devra être formée de 30 à 40 tonnes métriques de fumier de ferme bien décomposé, additionné de 400 k SOO kilogrammes de superphosphate à m p. 100 d'acide phosphorique solubledans le citrate. Si le fumier ne pouvait être employé à dose suffisante, on y suppléerait par des tourteaux de graines oléagineuses dans la proportion approximative de 100 kilogrammes Garoh. — Plantes fourragères. 25 i

431 CnOU-NAVET.

dfi tourteau par tonne de fumier manquant. Nous n conseiller de n'emploj-er que des engrais de commerce minéraux, car, comme le navet, la matière oi^anique des engrais joue un rôle évident dans la production, puisque la culture continue avec engrais minéral et sels d'ammoniaque ou nitrate, ne peut pas maintenir les rendements du début.

Culture.

Le chou-navel peut se cultiver de deux manières soit par semis sur place, soit pai* semis en pépinière et r^iquage des plants obtenus.

Le semis sur place ne convient que dans les climats doux et humides et en terres très favorables. Partout ailleurs, il ne donne que de mauvais résultats ; aussi est-il rarement pratiqué, et ne nous occuperons-nous ici que du procédé par transplantation.

Comme les autres plantes sarclées, le chou-navet est toujours placé en tète de la rotation. Il exige un sol profondément ameubli, des binages et une forte fumure. On préparera le sol comme nous l'avons indiqué pour les navels en récolte principale.

La pépinière destinée à l'élevage des plants sera choisie dans le terrain le plus riche et le plus frais de l'exploitation. La sui'face doit être d'environ le dixième de celle à planter. Le sol est défoncé et soua-solé avant l'hivei', on y enterre 400 kilogrammes de fumier par are avec 6 à 7 kilogrammes de superphosphate et 2 kilogrammes de chlorure de potassiunn , Au printemps, on l'ameublit aussi bien que possible par des façons suflisantes, puis on y trace des planches de un mètre de large environ, séparées par de petits sentiers pour faciliter les soins à donner aux plants.

La semaine se fait aussitôt que possible, dès que les froids sont passés, vers le commencement de mars, par exemple. On sème en lignes h 30 centimètres d'écartement, en enterrant la graine à 15 ou 20 millimètres seulement. On ne fait pas le semis de toutes les planches à la même époque, mais de quinzaine en quinzaine jusqu'à la fin d'avril ou le commencement

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