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de mai. On facilitera ainsi [les travaux d'enti'etien en les divisant, et on multiplie les chances de succès. 11 faut environ de 60 à 100 grammes de graine par are.
Dès la levée, on commence les binages et pour éloigner l'allise, on saupoudre le matin, à la rosée, les jeunes plantes de cendres non lessivées. On répèle cette opération plusieurs fois, jusqu'à ce que les planles aient six feuilles. On éclaircit de manière à laisser les choux-navets à 10 centimètres sur la ligne. On peut avantageusement repiquer dans la pépinière les planta excédents. Le double repiquage favorise la formation de la racine charnue.
La plantation en plein champ se fait lorsque les rutabagas ont atteint la grosseur du petit doigt. Plus tôt ils reprendraient mal. Comme les semis en pépinière sont successifs, le repiquage se fait du 15 mai à la fin de juillet, par un temps humide et présageant la pluie. On trace les lignes au rayonneur à !)0 centimètres les unes des autres, et on plante les rutabagas au plantoir à 40 centimètres les uns des autres, après avoir préalablement raccourci le pivot, poui' que son extrémité ne se recourbe pas dans le ti-ou. Si le temps n'est pas assez humide, il convient de donner un ou deux ai'rosages aux plants pour assurer la reprise.
Dès que celle-ci est manifeste, on donne un premier binage à la houe à cheval entre les lignes; trois semaines après on donne le deuxième binage, et le troisième au bout du même temps. On complète chaque fois le travail de la machine en binant à la main les intervalles dcsplanis sur les lignes. Enfm, avant que le.s feuilles ne recouvrent le sol, on butte légèrement en passant le buttoir. Cette dernièra opération donne <Ies l'acines moins ligneuses.
Les rutabagas peuvent rester en terre, en général, jusqu'au mois de février ; ils continuent à grossir pendant l'hiver et se conservent bien. Toutefois, dans les pays où Ton peut craindre des gelées déplus de 11° au-dessous de zéro, on fait bien de les récoller avant les pi-emiei-s grands froids. On les airache à la charrue, on coupe les feuilles, pour les faire manger aux bestiaux de suite, et on conserve les racines en cellier ou en petits silos. On peut aussi ne recoller en décembre que les
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premiers repiquages, qui sont les plus avancés, et risquer le reste en terre.
Le rendement peut atleinilre de SO à 55 tonnes métnques à l'hectare. Les feuilles peuvent donner de 6 à 13000 kilogrammes. On ne peut pas compter sur le feuillage des plants récoltés en février.
CHOU-BAVE ou COLRAVE ffirassim oleracea cautorapa) (fig. 132).
Le chou-rave ne doit pas être confondu avec le chou-navet.
11 présente immédiatement tiu-dessus de teiTe une lige renflée
Fig. m. —Chou-rave.
en boule et remplie de moelle, dont la surface lisse est d'un vert clair, et sur laquelle sont insérées des feuilles, qui, en tombant, y laissent des cicatrices apparentes. Cette plante résiste bien à la sécheresse et aux froids rigoureux. On la cultive beaucoup en Ecosse pour la nourriUire des animaux