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CHOIX DE PLANTES A INTRODUIRE DANS LBS PBAIBIES

ri2 quinlaux de foin par hectare en première coupe et i8 quintaux en regain. La récolte doit se faire à la floraison ; plus

Fig. 6. — Paturin des prés (Poa pralenûs).

lard, la piaule durcit beaucoup. On estime que 100 kilogrammes d'herbe donnent 35 kilogrammes de foin.

Le foin de paturin des prés, récolté à la floraison, renferme '

Eau 14,0

AlbumÎDoIdus 7,0

Amides \M

Graifise brute 1,6

Hydrates de carbone divci's Sa, 3

Cellulose brute 15,1

Cendres 8,5

.Cîooi^lc

On y trouve par quintal métrique, les quantités ri-apr&a de matières fertilisantes ;

Aciiieiihoaphoriquo..

Potasse ,

Chaux

La graine de paturin des prés de bonne qualité doit avoir une pureté de 95 p. 100 et une fa.^ulté germinalive de 50 p. 100, Dans ces conditions on en sème 20 kilogrammes par hectai-e. Dans les mélanges pour prairies, on en fait entrer de 5 à 10 kilogrammes pour la môme surface. Le chiffremaximum convient aux pâturages.

Paturin commun (Poa trivialis). (lig. 7). — Usedisfinguedu précédent, en ce qu'il galonné par slolons aériens, landis que le premier est à stolons souterrains. 11 donne aussi une herbe plus haute. Il ne réussit que dans les sols frais, compads ou irugues Sa récolte atteint son maximum la seconde année.

Moins hâtif que le palurin des pies, il convient hieii aux prairies de fauche. On le fait entrer dans les mélanges de graines pour 4 à 5 kilogrammes. La graine doit avoir 90 p. 100 de pureté et r.O p. 100 de faculté germinative. On en ^ ^ ^N.-^ répand par heclare, seul, environ22kilo-

/^■?^^i^\V r.e paturin réussit surtout dans les *i'>y'/\'«t)^V '^ï''"*'s humides elles sols frais et com- Fi". 7. — Paturin l'^cts. Il résiste mal à la sécheresse, commun {Poa tri- U faut le faucher avant la floraison, vialis). qui se produit vers la mi-juin, car les

tiges très serrées sont exposées à jaunir el à pourrir du pied. Vianne aohienu de cette plante 60 quintaux de foin par hectare. 100 kilogrammes d'herbe verte

CHOU DE PL^^NTES A IISTHODUIRE DANS LES PRAIRIES. 23 donnent de 32 à M kilogrammes de foin sec. Celui-ci ren-

Eau U,H

AlburaîDofdes i.S

AmJdes 1,3

Graisse ï,ï

Hydralus de caibone divers .'i8.8

Cellulose brute 20.9

Cendres 8.5

Comme matières Tertilisanles, on li-ouve dans 100 kilo- ^'rammes de foin :

Azole ... 0,98

Acide phosphorique 1 ,30

Potasse 2M

Chaui 0.72

Vulpin des prés {Atopecurv$ pratensis) [lig. 8). — Le Vulpin des prés prospère dans les (erres argilo-ai 11 reuses elai^'ileuses fraîches ; il se développe abondamment dans le voisinage des rigoles d'arrosage. 11 pousse bien à l'ombre et s'étend en «■mettant de courts slolons. Aussi ne saurait-il former en semis pur un gazon uni. C'est une planfe haute, qui donne un fourrage excellent. II est d'une grande pré<;ocili>. Dis lo commencement d'avril, il pousse déjà de lonf,'U('s feuilles ; vei'S le 13 on voit apparaître ses premiers éj>is qui lleurisseiil en mai. A la seconde coupe il fournit encore des liges avec une (|uanlilé de feuilles, qui peuvent atteindre 40 cenlimètres de long. Le regain en est donc abondanL La première année de semis toutefois le produit est peu important ; il est déjà bon la deuxième année, et atteint son maximum des la ti-oisième. En semis pur, Vianne a oblonu en deux coupes 100 quintaux de foin.

Le foin de vulpin a la composition suivante :

Foin. ItfKaio.

Eau 1*,0 U.fl

Matière azotie G. 9 10, u

Graisse brute l,û 3,X

Hydrates de CAibone 3U,2 .iro

Cellulose brute V.,S 28.1

Cendr.'S 10,fi 7.9

24 PRAIRIES NATUHELLES.

D'aulrt! pari, dans 100 kilogrammes de foin moyen de cetU; graniinée on Irouve les quantités suivantes de princiiies fertilisants :

Azote 1,60

Acide phosphorique. 0,42

Potasse g,89

Chaux 0,26

Ce fourrage a une saveur agréable et le bétail le mange en vert comme en set.

La semence du commei-ce doit pi-ésenter 90 p. 100 de pui-eté et 35 p. 100 de faculté gemii native, soit 3i ,5 de valeur cuUui-aJe.

On ne le sème jamais seul, mais dans les mélanges pour prairies naturelles ou prairies temporaires de longue durée.

On en répand alors de 4 à 6 kilogrammes par hectare.

Ray-grass anglais ou Ivraie vivace {Loiium perenne) [fig. 9).

~ L'Ivraie vivace est une des plantes les plus précieuses de prairies, bien qu'elle donne une herbe un peu basse. Rien ne peut la remplacer dans les pâturages sur sols argileux. Elle se plaît surtout dans les climats humides, sur les sols ai^ileus

- Vulpin des priSs.

u limoneux frais ou humides et

riches en terreau Elle réussit cependant encore dans les terres silico-argileuses, pourvu qu'elles soient fraîches et fertiles, de même que dans les sols mameuTc ou calcaires. On la cultive aussi dans les argiles les plus fortes à la condition f|u'elles soient drainées. Les irrigations lui conviennent pourvu que l'eau ne reste pas .stagnante.

ËllOtJC be PLANTES A INTRODUIRE t)ANS LES PRAIRIES, û^

Elle talle très bien eL forme un gazon épais et serré qui ne

se laisse pas envaliii- par les iilanles adventices. Elle repousse Irt'sbien sous la dent du liétailel ne souffre pas d'êirufoulée par les pieds des animaux. Elle esl plus avantageuse pour les pâtu-

Fig. B. — Rny-grass anglais, rages que pour les prés de fauche. La pi-emière coupe est la plus productive, et le plus fort rendement eslcelui de l'année du semis. Onpeutenoblenirpar hectare en moyenne 70 quintaux de foin el regain .Le foin d'Ivraie vivace a la composition suivante:

Eau H,0

Albuminoïdes !J,S

Amidos 1,9

Graiflse brute 1,4

Hydrates de carbone iC.U

CclluIoEc brute 23,8

GuoLA. — Plantes fourragères. ^ ?ÎOOqIc

On trouve en moyenne dans 100 kilogrammes du même foin les quantittts suivantes d'éléments fertilisants :

Azote i,t

Acide plioaphorUiui.' 0,30

l'oUtsse 3,9

Chaui ' 1,0

La fenaison doit êlrc faite avant la fleur, car les liges dui-cissent rapidement ensuite et perdent leurs qualités nutritives. La floraison se produit vei'S la mi-juin. Au printemps il faut faire commencer le pâturage de bonne heure, car, aussitôt la pousse des chaumes, le hélail la liroute moins volontiers.

fjn bonne semence doit offrir une faculté germinalive de 75 p. 100 et une pureté de 93 p. 100. On répand généralement 60 kilogrammes de semences à l'hectare. Dans les mélanges un en introduit de 3 à 4 kilogrammes pour les prairies permanentes, de 6 à 7 kilogrammes dans les prairies temporaires, el jusqu'à 12 kilogrammes dans les mélanges fourragers avec le li-èfle, destinés à la fauche. On la cultive également seule.

Ivraie ou ray-grass d'Italie {Lolium Italicum) [fig. 10). — Cette Ivraie est originairede laLombardieeL a été propagée en France par Mathieu de Dombasie. Elle occupe parmi les graminées le premier rang comme plante fauchable, car elle fournit les pi-oduits les plus abondants el repousse le plus rapidement. Mais sa durée est courte : elle ne dépasse pas deux ans.

Elle aime un sol chaud el frais, comme les marnes riches en humus, les bonnes terres franches, les sols calcaires fertiles et les limons frais. Elle réussit également dans les argiles amendées par le calcaire el l'humus, pourvu que le sol soit perméable. Les argiles compactes et trop humides ne lui conviennent pas plus que les sables maigres et secs.

Elle forme de grosses touffes isolées ; elle se développe très vite après le semis et végète avec vigueur. Dans les prairies irriguées, elle peut en trois semaines donner une repousse haute de 40 à SO centimètres. Son rendement peut èlrc estimé à 92 quintaux de foin sec. Elle pousse de bonne

CHOIX DE PLANTES A INTRODUIRE DANS LES PaAISlES. 27

heure au printemps et continue à végéter jusqu'à la fin de l'automne. Elle commence à fleurir dès le mois de mai, et après la première coupe elle donne de nouvelles pousses ijui

Fig. m. — Ray-srasa d'ilali';.

fleurissent jusqu'en automne. La première coupe est en );énéral la plus Torlc, mais les suivantes ne lui sont que de peu inférieures. Il faut la faucher avant la floraison, car les chaumes durcissent vite cl le fourrage en devient moins loins nutritif.

Cioogle

Son foin est plus estimé que celui-ci de ray-grass anglais ; on y trouYR r

Eau 1*.3

Albuminoides 9.0

Amides , 2,2

Graisse brulc 3.2

Hydrates de carbone 40.6

Cellulose brûle 22.'J

Dans 100 kilogrammes de foin sec normal, on trouve les quanlilés ci-après de principes fertilisants:

Azote 1.8

Aciiie phosphorique O.i

Potasse 0,7S

Chaux 0,6

Une bonne semence doit avoir une pureté de 95 p, 100 et une faculté germinalive de 70 p. 100.

Cette dernière diminue rapidement avec l'âge de la semence. L'hectolitre pèse en moyenne tO kilogrammes. En semis pur on en répand :i5 kilogrammes par hectare. Pour faire des praires temporaires de dcu.x ans de durée, on la mélange avec le tii-fle violet ; dans celles qui doivent durer plus de deux ans, il ne faut pas la faire entrer pour plus de 5 à 10 kilogrammes par hectare.

Brome des prés {Bromus prutenais) (fig. 11}. ^ Le brome des prés est une plante de valeur médiocre donnant un foin gi-ossier et dur. Cependant quand il est fauché de bonne heure les animaux le mangent bien.

Il est insensible au froid; résiste bien

'"' di's pnC'"' "" a"'' cbaleui-s les plus vives, mais ne supporte ni l'ombre ni l'humidité.

Il réussit liien dans les terres calcaires, mais n'aime pas les terres trop mi'ubles ou sablonneuses.

CHOIX DE PLANTES A ISTBODUIRE DANS LES PflAlBlES. 39

Ses loufies ne constituent pas un gazon continu. La première année du semis, il ne donne qu'un petit nombre de tiges, et il n'atteint son complet développement que la deuxième année. Bien exposé, il pousse de bonne heure au printemps et fleurit à la fin de mai ou au commencement de juin. Mats il faut le faucher avant la floraison, car il devient vite dur, et perd ses qualités nutritives. En seconde coupe il ne <lonnc que des feuilles.

Le foin de brome des prés a la composition immédiate suivante ;

Eau U,0

Albuminoldes 6, il

Amiiies 2.4

Graisse bruti! 2,2

Hydrates de carbone 37,1

Cellulose brulc .13,1

Cendres '6,6

En matières feHiiisantes, 100 kilogrammes de foin rcn-

Acide phosphontjuc 0,51

Potassii '. l,4;i

Chaux 0,ij

Sa semence a une pureté moyenne de 80 p. 100 et une faculté germinalivo de 64 p. 100. L'hectolitre pt'-se de 18 à 19 kilogrammes. Pur, on le .sème à 60 kilogrammes par hectare. Il ne faut le faire entrer dans les .semis de prairies iju'en petite quantité dans les mauvais sols, oCi il rend de

Agrostide traçante [Agrostis stolonifera vel alba] (11g. i-î). — Cette graminée, appelée aussi " t'iorin », est excellenle pour lespàtuE'ages établis ent^rreslégères humides et même mouillées. Elle est vivace et fournit un bon fonri'age de la lin dct l'été il la fin de l'automne. Elle préfère les climats humides, marins, lacustres ou de montagne, oii il y a beaucoup de brouillards ou de rosée; dans les sols secs et les climats secs, ses tiges deviennent dures et peu feuillues. Elle ne craint pas

le froid. En dehore des sols légers cl humides, elle végél« aussi li-ès bien dans les terrws tourbeuses.

Elle pousse de longs sU>lons superliciels qui s'enracinent aux nœuds et développent des tiges très feuillues, si la plante est dans un bon habitat. Le piétinement du bétail lui est favorable sous ce rapport.

Elle ne commence à végéter que tard au printemps, et fleurit au plus tût à la fin de juin A l'époque de la fenaison, elle est encoi-e peu développée et ne donne son plus gland produit qu'à la seconde toupe ; aussi n'estelle pas a recommander dans les pi-airiesde fauche. Coupée à la fleur, elle peut donner 83 quintaux de foin avec un regain de un liera environ, dans de bonnes conditions.

Voici la composition de ce

Albuminofdes , 5,3

Amides o.g

Graissu brute i,7

Hydrates de carbone. 49,5

Cellulose bruti' go 5

Cendres 7,2

Fig. 12. ~ Agrualis Iraçanft. '^'"« kilogrammes de foin

prennent au sol 10 kilogrammes d'azote el 3 kilogrammes d'acide phosphoriquc Une bonne graine doit avoir 80 p. lOU de |mrcté et 85p. luo

CHOIX DE PLANTKS A INTRODUIIIE UANS LES PIIAIRIES. 31

de faculté germi native. Le poidsdelhectoliti-e de graines bien nettoyées peut atteindre 40 kilogrammes, mais il tombe parfois

10 kilogrammes. Il faut 11 kilogrammesde graine parhectai'e en semis pur. Dans les mélanges pour prairies permanentes cl pâtures, on n'en fait pas entrer plus de 1 à l,t) kîIogramml^

Crételle des prés {Cynosarus cristattis). — La ci-iHelle est une des bonnes graminées foui'i'agères, moins pai' son rendement que par sa (]ualilé. Mélangée avet des espèces hautes, elle constitue un fond excellent, qui augmente sensiblement le itrodult. Mélangée au ray-grass, au paturin et au trèfle, elle forme d'excellents pâturages. Elle se développe le mieux dans les climats humides et dans les conti'ées montagneuses. Mais en bon sol elle résiste bien à la sétbui-esse parce qu'elle s'enracine profondément. Elle réussit également à l'ombre.

Les sols qui lui conviennent sont très nombreux. Les terrains limoneux riches en humus lui sont le plus favorables; mais il n'y a guère que les sols acides ou sablonneux qui lui soient décidément mauvais, de même que les terres trop mouillées.

Klle ne pousse qu'un petit nombre de chaumes hauts de 30 à 60 centimètres ; mais fournit d'abondantes feuilles radicales qui forment un gazon toulfu. Le chaume devient rapidement dui'. Oette graminée n'atteint son complet développement que ia deuxième ou ta troisième année après la semaille. Elle fleurit du milieu à la lin de juin ; au printemps ses feuilles se développent aussitôt que celles des auti-es graminées, mais les liges s'élèvent plus tard, de sorte qu'on ne les remai-i{ue pas dans la premièi-e cou[>e. Il faut faire p&turer les crételles de bonne heure, car les liges, durcissant vite, sont alors délaissées ))ar le bétail, lin estime que 100 kilogrammes d'herbe donnent 34 kilogranmies de foin. Le produit en foin peut atteindra 30 quintaux par hectare. Le loin de crételle a la composition suivante à la floraison ;

Eau . li,0

AIhurainoîdus i,9

Amides 0,6

Graisse brutK 1,4

Hydrates de carbone 45,7

Cellulose brute !4,6

Cendres 8,8

as l'RAlHIES NATURELLES.

Mille kilof.'1'ummes de foin enlèvent au suivantes de principRS fertilisants :

Acide phosphoriqiiu.. 4,5

Pousse 17,0

Chaux 5,6

La bonne {;''^ine a une pureté de 90 p. 100 elune facullé j;erminative de 60 p. 100. L'Ijeclolitrc pèse en moyenne de 32 à 34 kilogrammes. On sème en culture isolée 2i kilogrammes par hectare. Mais on ne la sème ainsi seule ([ue pour réralter la frraine. (In ne l'utilise que romme herbe basse dans les prairies permanentes àfaucher ou à pâturer.

Flouve odoran te ( A nlhoxan- Ihiim odoralum) (fig. 13), — La Flouve est une graminée peu pi-oductive, de saveur amère, mangr'c assez difïicilement par les animaux. Elle communique au foin son arôme spécial, dû à la coumarinc qu'elle contient.

Elle forme des toutfes seri-ées, qui donnent beaucoup de tiges. Elle se développe rapidement et donne la première ifig. ij, — Flomf odoL-niite. ^nnée un bon i-cndement relatif, ("est la plus précoce des graminées. A bonne exposition, elle donne ses tiges en mars, fleui-it en avril, et mûrit en mai ; ce qui fait qu'à la fenaison elle est déjà desséchée et a perdu de sa valeur nutritive. Son produit ne dépasse guère de 23 à 30 quinlaux de foin.

CROIX DE PLANTES A INTRODUIRE OlNS LES PRAIRIES. 33

Celui-ci est de valeur médiocre, on y trouve:

Eau li,0

Albuminoldiis 5,8

Amides 1 .0

Graisse brute 1.8

Hydrates do carhono 42.9

Cellulose brute 29, i

Cendres 5.1 .

En éléments fertilisants, 1000 kilogrammes de foin contiennent :

Azofe 10.9

Aeidfi phosphorique 4,8

Potasse 2i,2

Chaux 3,8

La graine est très chSre et il ne convient pas de taire les frais de son achat pour l'introduire dans les prairies. Il y en a toujours assez.

Houlque laineuse (Hotcus lunalus) (lig. 14). — Cette graminée est vivace et de longue durée, mais le fourrage qu'elle donne est médiocre. Sainclair lui fait ce reproche que " la quantité de poOs tins qui recouvrent toute la surface de cette graminée en font un foin mol et cotonneux, qui n'ost man^ié volontiers ni des chevaux, ni des bêtes à cornes ». Mais à l'état vert, d'après Hanscn, elle csl succulente et très bien acceptée des vaches et des moutons.

Elle est souvent éprouvée par les froids de l'hiver, sans toutefois périr sous l'action des fortes gelées. Elle se développe bien sur les défrichements de bois et en général sur tous les sols meubles et riches en humus; elle est h recommander dans les sols tourbi ux cl dans les sols sablonneux où ne réussissent pas les plantes meilleures.

Cette graminée gazonne en touffe» hautes et serrées, qui , en rendeni le fauchage assez difTiiiIe Les tiges sont nombreuses et élevées. G est une herbe h pousse précoce qui commence k produire ses feuillt -, < n mars et fleurit en mai. Il faut la faucher avant la floraison lar autrement elle perd beaucoup de sa valeur nutritive

3t PIIAIHIKS NATURELLKS.

Quand on la coupe à la floraison, son rendement en culture pure peut s'élever, d'après Sainclair, à 69 quintaux de foin par heclare. Celui-ci renferme pour 100 :

Matiilres azotées brutes. 9.0

Graisse brute g,i

Hydrates de carbone 31,e

Cellulose brute 3S,5

Nous ne connaissons pas d'expériences sur sa digestibilité. Le revêtement de poils de cette plante fait que le foin est mal accepté par le bétail ; il couvteni de le saler, car l'hy^roscopicité du sel ramollit ces poils, et favorise ainsi sa consommation jmr les animaux.

La pureté moyenne de la semence est de 68 ji. 100 et la Taculté germinative de 34 p. 100, Le poids de l'hectolitre est voisin de 8 à 9 kilogrammes. On en répand 25 à 30 kilogrammes par heclare en culture pure. On ne doit en mettre dans les mélanges pour prairies que dans les sols tourbeux ou sablonneux : la pi-oportion ne doit pas dépasser

Les légumineuses qu'il con- Fi». U. — Huulque iaintusc^. ""t'"' de faire entrer dans la composition des praii-ics permanentes ou des pâtura^'cs, sont principalement le Irèile blanc, le (rèlle commun, le livfli: bybride, la luzerne, la minelle.

le sainfoin et l'antliylliile vulnéraii-e. Nous n'entrerons pas ici dans beaucoup {le détails à leur sujet, et ne donnerons pas la composition de leur foin, car nous leur devons consacrei' plus loin un article spécial, auquel le lecteur est prié de se reporter |H>»r jdus ample inrormé.

TrèBe blanc [Trifolium repetis). — C'est la légumineuse (|ui souvent domine dans les meilleurs herbages. Comme elle échappe facilement à la faulx, on ne la fait entrer ipie dans les pâturages ou dans les prairies qui sont pâtuiV'es à l'automne. Dans le premier cas on en sème de 3 à 4 kilogrammes par hectare, et seulement 1 à 2 kilogrammes dans le second. Elle prospère surtout dans les terres argilo-calcaires. (In la trouve dans les pâturages secs de montagne aussi hien que dans les embouches grasses des vallées, et dans les prés irrigués. Elle se développe mal dans dans les sols non calcaires ou trop humides. Son fourrage est plus fin et meilleur que celui du IrèHe commun. C'est une iilante demiju-écoce.

Trètle commun [Trifolium piaîeu'-e). — On le rencontre fréquemment, mais en petite quantité, dans tous les bons prés et les bons herbages, surtout dans les sols l'iclies, frais et profonds, à la condition qu'ils soient un |ieu calcaires. 11 végète péniblement à l'ombre, on ne doit donc pas le semer dans les vergers et dans les prairies plantées de pommiers. Il a l'inconvénient de [>erdre farilement ses feuilles, qui en constituent la partie la plus nutritive, au fanage, et de noircir sous l'action des pluies. Quoi qu'il en soit, son fi>ui'rage est très apprécié. Dans les prairies, on en sème rarement plus de I à 3 kilogrammes, et il convient de rechercher les variétés très vivaces, d'origine septentrionale de préférence..

Trèfle hybride [Trifolium liybridum). — Son fourrage est supérieur à celui que donne le trèfle commun. Il est de toules les légumineuses celle qui convient le mieux dans les prairies plantées d'arbiTS et les vergers. Il sv. développe abondamment dans les sols froids, compacts, argilo-silicj'ux. On en sème de 1 à S kilogrammes par hectare en mélange.

Minette (Medicago lupulina). — La minette se <léveloi»pe abondamment dans les terres calcaires, mais on la renconli-e

U PEtAIRIES NATURELLES.

presiiue partout, car en réalité elle est très peu exigeante relA' .ivemcnl à la constilulion minérale du sol. Cest une des 'aisons de la faveur dont elle jouit pour la création dos pâturages et deRprairieslemporaii'es. Plante précoce, elle repousse facilement sous la dcnl du bétail. Le foin qu'elle fournit est n mais peu abon<lant. On la fait entrer dans les mélanges jur I,r) et 2,5 kilogrammes.

Lueerne {Medieago sativa). — Celte papilionacée est rare dans les prairies naturelles; elle est d'ailleui's exigeante et supporte mal le voisinage des graminées. 11 vaut mieux la réserver pour la culture isolée.

Fig. 15. — Lotiur cumiculé.

Sainfoin {lledysarun otiobrychis). -— On le trouve dans les prés tri's calcaires. 11 lui faut un sous-sol très perméable pour enfoncer ses racines. Il est peu exigeant pour la fertilité. Mais il convient mieux i la culture isolée ou aux prairies lempoi-aires qu'aux prés ou herbages permanents.

AntbyUide vulaéraire [Antkyllis vulneraria). — Celte plante convient dans les montagnes ou dans les sols siliceux ou calcaires. Elle est très rustique ut productive, mais serait mal à sa place dans les sols riches.

Lotiercorniculé [Lotus coTnimlatm){{'\gA^). —Sa semence est li-op chère pour qu'on le fasse entrer dans les mélanges

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