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COMPOSITION ET VALEUR ALIMENTAIRE

ù semer pour la création des prairies. U ne se maintient du reste que dans les sols frais.

Pimpreaelle {Poterium sanguisorba) (flg. 16). — Cette plante peut entrer en petite quantité dans les mélanges destinés auK terrains légers, surtout siliceux

Composition «t valeur alimentaire.

Les herbes de prairies forment YaUment naturel des animaux herbivores à l'état de liberté. Nos animaa^ domestiques les consomment à divers états de croissance et de dessiccation, en vert au pAturage et à rétable, et en sec sous foi-me de foin et de regain.

Sous ces trois états, les herbes de prairies ont une valeur alimentaire un peu différente. Plus elles

sont jeunes, l«ndres et succulentes, pig. 16. — Pimprenelle. au moment de leur consommation,

plus, à égalité de matière sèche, elles sont riches en albuminoïdes; plus aussi la digestibilité des principes immédiats, qui les constituent, est élevée, plus, par conséquent, elles sont nourrissantes. Le tableau suivant fait ressortir l'importance des variations de composition de l'herbe de prairie avec l'ige auquel elle a été récoltée :

Eau 78,35 75,0 69,0

Matières azotées 5,24 3,0 2,5

— grasses a.9S 0,8 0,7

Hydrates de carbone... 9,66 12,0 14,3

Cellulose brute 3,72 7,0 11,5

Cendres 2,07 2.1 !,0

fiuoLA. — Plantes fourragères. 3. ,

On en déduit <|ue la nourriture prise par les animaux dans les prés pâturés est beaucoup plus riche que celle qu'ils consomment quand on leur fait manger le foin produit par la même ])rairie. La nourriture au pâturage renferme beaucoup plus de matière azotûe ou formatrice des tissus que la nourriture au foin. Aussi l'estimation des pâtures d'après la quantité <le foin sec qu'elles peuvent donner par le faucliage estelle inférieure k la réalité, d'aulant plus que, comme on l'a démontré à Hohenheim, non seulement le fourrage produit est plus riche, mais encore parce qu'il est plus abondant. En cfTet, un gazon coupé une seule fois, le 12 juin, a donné 2,662 kilogi-ammes de matière sèche, tandis que la i)arcelle voisine, «{ui avait été coupée deux fois à la même époque, en a fourni 3,274 kilogrammes. La matière sèche du premier lot dosait 16,3 p. 100 de matière azotée, etcelle de la deuxième parcelle, 20,4.

Le foin proprement dit, qui a été pris pendant longtemps comme étalon de la valeur alimentaire des fourrages, a aussi, un le comprend facilement, une composition immédiate très variable, selon la flore de la prairie dont il provient, selon l'époque de la récolte, et les soins qui y ont présidé. Nous empruntons à MM. Miintz et Girard le tableau suivant qui donne une idée de la composition des foins des diverses régions de la France et de la Suisse.

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— de l'Aube

— deSoLne-et-Marne (aviiriél.. ,

— de la Meuse

— du IKmbs

— de fioine-et-Mame (moyen|. ,

Cioogle

La teneur des foins de pré en matières protéiques ou azotées varie Je 6,57 à 8,80 ; relie des hydrates de carbone varie de 49,0 à 52,9 ; le taux de la cellulose brûle oscille entre 1S,8 et 20,5.

Les écarts seraient, d'après Wolff, beaucoup plus considérables suivant la qualité du produit. Le tableau suivant en fait foi.

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