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FUMURE DES PRAIRIES ET DES PATURAGES

sition un excès d'acide phosphorique qui doit hâter leur croissanre.

a Indépendamment de l'acide phosphorique que nous visions surtout dans cette élude, nous voyons que la quantité de matières azotées a augmenté dans de très fortes proportions, ce qui est normal, étant donné que les légumineuses sont plus nches en azote que les graminées et autres plantes.

« 11 est assez difficile de chiffrer le bénéfice qui est résulté de l'emploi des scories, car, dans les parcelles sans engrais le foin était à peine marchand. Les scories ont non seulement donné plus de qualité au fourrage, elles en ont heureusement modifié le rendement. C'est ainsi que nous avons eu h riiectare :

Maintenant qu'il est bien établi que le cultivateur a dans les engrais un moyen très efficace d'augmenter les rendements des prés et la qualité nutritive de l'herbe, passons aux conclusions pratiques principales qui découlent de ce qui précède en faisant observer d'aboi-d qu'aucun moyen d'accroitre temporairement la production des prairies ne doit (aire omettre les ressources permanentes qu'offrent les amendements calcaires, le drainage et les irrigations. C'est le fumier de ferme qui assure la restitution la plus complète des élémenU enlevés au sol par la récolle de foin, disons-nous dans tes Engrais. Il est vrai que son action est plus lente que celle des auti-es engrais, mais elle est de plus longue durée, et finalement l'utilisation de l'azote est aussi considérable. De plus, l'herbage est plus fourni en espèces, et le foin est supérieur en général dans les conditions de l'emploi économique des engrais. On fumera par exemple tous les quatre ou cinq ans avec du fumier de ferme, et dans les intervalles on emploiera un mélange d'engrais de commerce appropriés : nitrate de soude et sulfate d'ammoniaque avec superphosphates. La production sera ainsi très sensiblement augmentée, en même temps que la qualité botanique de l'herbe sera

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sauvegardée. L'emploi des engrais phosphatés accrollra la précocité.

En ce qui concerne les quanlités de chaque matière fertilisante h employer, nous conseillons, dans les sols de bonne fertilité moyenne, 250 à 300 kilogrammes de nitrate de soude, 200 à 300 kilogrammes de scories de déphosphoration, et 100 kilogrammes de chlorure de potassium par hectare. Si le sol est acide, il conviendra d'abord de le chauler à dose moyenne. Dans les prés riches en azote, comme c'est la règle générale, grAce au chaulage et aux scories de déphosphoration judicieusement appliqués, on pourra diminuer et même supprimer complëlement le nitrate de soude : c'est principalement le cas des prairies tourbeuses. Dans celles-ci la potasse fait presque toujours défaut en même temps que l'acide phosphorique. On y répandra donc de 150 à 250 kilogrammes de chlorure de potassium et 400 à 500 kilogrammes de scories.

Pour ce qui est des herbages et des pâturages, les quantités de matières fertilisantes enlevées au sol et qui ne sont pas restituées par les déjections des animaux sont assez difliciles à évaluer.

Dans les herbages pâturés par les animaux adultes, à l'engrais, il y aurait environ, d'après M. Joulie, 60 A 100 kilogrammes d'azote enlevés par hectare; les autres matières minérales seraient intégralement restituées par les déjections. L'entretien de la fertilité du sol n'exigerait donc aucun apport d'engrais phosphaté ni potassique, dans les sols de fertilité moyenne. Quant à l'azote, il serait largement rendu par suite de son absorption dans l'atmo^hère par les légumineuses. Toutefois, pour assurer l'utilisation convenable du stock de cet élément, entretenu par ce mécanisme, il serait nécessaire de favoriser la nitrîGcation par des chaulages jet des hersages. Mais si l'herbage pâturé est pauvre en acide phosphorique et en potasse, il conviendra d'y apporter ces principes fertilisants, en raison de leur déficit dans le sol. On répandra des scories et du chlorure de potassium pour améliorer à la fois la quantité et la qualité de l'herbe.

Dans les herbages pâturés parles vaches à lait, les prélèvements en azote ne sont pas inférieurs, mais les autres

principes minéraux ne sont pas restiiuês intégralement. L'herbage perd de l'acide phosphorique et de la potasse, mais ' en petite quantité, et il suffira d'y veiller dans les sols pauvres, par un apport modéré, comme dans le cas précédent, de scories et de sels de potasse.

Enlin, dans les herbages garnis d'animaux d'élevage, les pertes du sol en éléments fertilisants sont beaucoup plus élevées. Elles dépassent 100 liilogrammes pour l'azote, autant pour la potasse, et atteignent 25 à 30 kilogrammes pour l'acide phosphorique. On devra donc les traiter à peu près comme les prairies fauchées, et, dans ce cas, on sera sûr d'amener leur amélioration en même temps que celle du jeune bétail.

Criation dss prairies natursllss.

Préparation du sol. — Le sol doit être parfaitement ameubli et purgé de toute plante nuisible. Suivant l'état et la nature du terrain, que l'on veut transformer en prairie, on opère d'une manière variable pour arriver au but poursuivi.

S'il s'agit de mettre en herbe une lande, un bois, ou un marais, on commence par défricher et assainii- le terrain. Puis, quand le sol a été déjà soumis pendant quelques années à la culture ordinaire, et que, par les diverses façons culturales qu'il a reçues pendant ce temps, il a été bien ameubli et nettoyé, on y fera une récolte de racines fouiTagères sur une culture profonde, destinée à assurer l'ameublissement du sol sur une grande épaisseur, et à le débarrosser entièrement de toute végétation nuisible. Après cette cultui-e sarclée, le sol sera préparé comme pour semer un blé d'hiver ou de printemps et on sèmera la prairie, suivant la nature du climat, À l'une ou l'aulre saison.

Si l'on veut coucher en herbe un terrain déjà soumis depuis longtemps à la culture, on y cultivera, comme dans le cas précédent, une plante sarclée, avec labour de défoncement, puis on sèmera les graines de prairie dans une céj'èale.

Dans tous les cas, il faut donner à la surface du terrain une disposition convenable. 11 est important de le niveler, et d'en régulariser les pentes, t'n se sert dons ce but de la pelle

à cheval ou ravale, pour enlever la t«rre des points culminants et la transporter dans les bas-fonds. Lorsque la prairie doit être irriguée, on doit faire à l'avance tous les travaux de ' terrassement nécessités par la méthode que la disposition du terrain commande. Le lecteur voudra bien se reporter, pour l'exécution de ces travaux, à l'ouvrage de MM. Risler et Wery, sur le drainage et les irrigations.

Quand la prairie doit être destinée à la pâture, il faut y créer des abreuvoirs, et ta diviser en enclos.

La prairie, étant semée dans une céréale, après racine, bénéficiera de tout le reliquat de l'abondante fumure de fumier de ferme complétée par des engrais de commerce qu'on aura appliquée à la culture de la récolte sarclée. Il sera bon, suivant la natui'e du sol, de lui appliquer une fumure en se basant pour le choix et la quantité des matières fertilisantes sur les indications que nous avons données précédemment. II faut bien se souvenir que si l'on veut obtenir une belle prairie, il est indispensable que le sol soit aussi riche qiv^ possible. Par une fumure abondante et de qualité appropriée, on favorisera hautement le développement des plantes utiles au détriment des plantes nuisibles.

On ne devra jamais négliger l'emploi des amendements calcaires et surtout de la chaux, dans les t«rres qui manquent de carbonate de chaux ou qui sont très riches en matières organiques ; la bonne qualité des produits en dépend. iHieux le sol aura été fertilisé et amendé, plus tût on obtiendra de la prairie le produit ma.ximum.

Ensemencement. ~ Pour ensemencer un sol en prairie, on se contente souvent d'y répandre des balayures de greniers. C'est là une pratique vicieuse, et qu'on doit énergiquement proscrire, car, les foins étant fauchés en général à l'époque de la floraison des espèces les meilleures, les balayures de greniers ne contiennent que fort peu de graines mûres de cellesci, mais par contre elles sont abondamment fournies de graines des plantes les plus précoces et des plantes nuisibles. De plus, rarement le mélange de graines qu'on emploie ainsi est formé dans les proportions les plus convenables des espèces qui conviennent le mieux au sol considéré.

GRËATrON DES PRAIRIES NATURELLES.

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Aussi est-il toujours préférable de semer des graines mélangées avec soin et dans la proportion reconnue la meilleure pour le but poursuivi. On tt recours au commerce pour se procurer séparément les graines des espèces choisies. Nous ne saurions conseiller d'acheter des mélanges préparés d'avance, car l'expérience démontre qu'ils sont rarement avantageux.

Dans les mélanges de graines, il faut toujours fâii'c entrer une quantité assez forte de légumineuses, car elles sont la base des meilleurs fourrages, elles ont une végétation plus prompte que les graminées, et on a ainsi plus tôt un fort rendement. En outre, les légumineuses améliorent la couche superficielle du sol par leurs débris et amènent en peu de temps la prairie à un bon état de fertilité.

Nous avons réuni dans le tableau suivant les principales données nécessaires pour la foi-mation des mélanges de graines à semer dans les praiiies.

Gultuw isolée.

TITÉ mélange

Dactyle

Péluque des prés

ta

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