CULTURE DE LA LUZB«NE
On peut semer la luzerne au printeni|is ou à l'automne Dans le Midi surtout et dans les pays à printemps sec, il faut préférer cette dernière époque, à moins toutefois que le temps ne manque pour bien préparer le tprram On doit dans le cas des semailles d'automne, les faire assez tOt pour que la plante ait le temps d'acquérir assez de foice pour lesistei à l'hiver. Dans le Midi, il faut semer au milieu de septembre, dans le climat parisien, c'est dans la seconde quinzame d'août.
Pour les semailles de printemps, que 1 on exécute dans It's contrées où l'air est humide à cette époque, il faut attendte que les gelées taiilives ne soient plus à ciamdre, car elles détruisent les jeunes plantes h. leur premier dei eloppement Le moment de la semaille est parfaitement indique par la Qoi-aison de l'aubépine. Alors les mauvaises graines ont pousjé et on aura pu les détruire
Dans les pays où les semailles dautomme sont prefeiaWes, il convient de semer la luzerne seule, ainsi que Texpérience l'a prouvé. Elle est moins gênée dans son premier développement, elle prend plus de force avant les froids, couvre mieux le sol, et l'année suivante elle donne une pleine i-écolte. Après avoir parfaitement ameubli le sol, i l'aide de hersages et de roulages, on i-épand la semence à la volée ou en lignes espacées de 12 à 15 centimètres, à raison de 30 à 40 kilogrammes par hectare. On doit préférer les semis épais, car la luzerne est moins sujette à verser quand les pieds sont rapprochés; d'auli'e part, les tiges deviennent moins ligneuses, et le fourrage est de meilleure qualité; enfin, plus la luzerne est fournie, moins les mauvaises herbes peuvent se développer. On recouvre la graine par un hersage exécuté avec une heise garnie d'épines.
Quand on sème au printemps, il vaut mieux associer k la luzerne une céi-éale, l'orge ou l'avoine, par exemple. On sème d'abord la céréale à la volée ou de préférence n I gn distantes de 18 à 20 centimèti-es, puis, le moment u n répand la graine de luzerne à la volée. On l'ent -e pa un coup de rouleau. Naturellement la céréale doit èl sem moins drue que dans les conditions ordinaires. Ott d n ë
120 LUZBRNB.
protège les jeunes pousses de luzerne contre les froids tardifs, et plus tard contre la sécheresse et la trop grande chaleur. En outre, elle paye la rente du sol et les fi'ais de mise en culture au moins en grande partie. Si l'on semait la luzerne seule, on n'aurait qu'une coupe à la tin de l'été en général; toutefois, nous avons obl«nu dans ces conditions deux coupes moyennes sur un sot li'ës bien préparé.
Entretiea des Itaerniéres. — Sur les luzernes semées à l'automne, on applique souvent avec avantage dans certains sols, un demi-plàlrage (200 à 250 kilogrammes de pl&tre par hectare) aussitôt ((ue les feuilles commencent à couvrir le terrain ; cela stimule la végélation et fait acquérir à la luzerne plus de foree pour résister à l'hiver. Quand on a fait le semis au printemps on donne ce demi-plâtrage aussitôt l'enlèvement de la récolte associée à la luzerne. On donne ensuite tous tes ans un demi-plâtrage h chaque coupe (Voy. Engrais, p. 64).
11 faut environ trois ans à ta luzerne pour former ses fortes racines et ses souches ramifiées qui assurent un plein produit. Pour favoriser cette ramification, il faut herseï' vigoureusement el chaque année la luzernière. Le travail de la hei-se doit être tel que la surface se présente comme si elle avait été laboui'ée. ChUk opération a pour résultat de détruire le chiendent et les autres graminées envahissantes qui auraient bientôt pris le dessus sur la luzerne en la privant d'air et de lumièi'e et en l'empêchant d'émettre de nouveaux bourgeons. Ce travail s'exécute avec de foi'tes hei-ses de fer articulées ou même avec le scarilicateur, soit à l'automne pourvu qu'on le fasse assez t'H, soit de préférence au printemps, parce que- la destruction des plantes adventices est alors mieux assurée. Nos cultivaleurs emploient trop peu la herae dans les jeunes luzernes, et jamais assez dans les vieilles. Quelque temps après le passage de la herse, on donne un coup de rouleau. 11 sei-ait à recommander de herser après chaque cou[ie.
Nous avons recommandé l'emploi d'une forte dose d'engrais phosphatés loj's de la création de la prairie artilicielle ; en général cela suffit pour assurer une bonne végétation. Toutefois on ne doit pas hésiter, quand on voit fléchir la produc-