‹ Plantes fourrangèresChapitre 45 sur 168 · I.a culture du trèfle blanc se fait comme celle du trèfle · texte numérisé non relu

I.a culture du trèfle blanc se fait comme celle du trèfle

violet, mais il est moins exigeant que ce dernier. La scmaille

s'exécute dans les mêmes conditions, dans une céréale d'hiver

ou de printemps; seulement, comme sa graine est beaucoup

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plus line, on n'emploie que de 8 à IR kilogrammes de graine pai- lieclai-e, et l'on enterre très peu profond»! ment.

On commence à le faire légèrement p&turer à l'automne de la première année, pour favoriser le tallage.Puis au printemps suivant, un recommence le pâturage dès que ses pousses peuvent éti'e saisies par les dunts des animaux, et l'on continue jusqu'en automne.

Il n'exige pas de soins particuliers pendant sa végétation. On peut le faite duivr ti'ois années, sans compter l'année du semis, après lesquelles on le défriche pour le faire suivre par une céréale. Sans fumure complémentaire la céréale ne donne pas d'aussi bons résultats que sur le ti'èfle ordinaii-e.

Le plus souvent le trèfle blanc est pâturé. Comme il peut occasionner la météorisation, on doit en surveiller attentivement la consommation.

Dans les terres où il prend un grand développement, on peut quelquefois le faucher pour en faire du foin. 11 donne alors une pi-emièrt; coupe d'un fourrage abondant et supérieur comme qualité au trèfle violet.

Dans les pays où l'on pioduit sa graine, on le fait pâturer jusqu'en juin au plus tard, et l'on recolle les graines produites par la pousse ultérieure. Quand la maturité est assezavancée, on procède à la récolte et à l'égrenage, comme pour le trèfle ordinaire. Un hectare peut donner de G à 6 hectolîti'es de gi-aine mondée, pesant de 75 à 80 kilogrammes l'un. La bonne graine du commerce a une pureté de 93 p. 100 et une faculté germinative de 74 p. 100.

TBÊFLE HYBRIDE {TrifoUum hybridum).

Le ti-èfle hybride cmit abondamment dans le midi de la Suède, et se rencontre à l'état spontané dans l'Europe moyenne, t'est une plante vivace, dont la racine se ramjlje beaucoup dans la couche arable. Ses tiges rouge&tres se tiennent droites dans les semis serrés, mais autrement elles s'étalent sui' la moitié de leur longueur, pour se relever ensuite, ce qui rend le fauchage plus difficile. Ses feuilles sont laides et glabres. Ses fleui-s, disposées connue celles du trèûe

TRÈFLE HYBHIDE. 139

blanc, roi-ment des capitules plus gros, de couleur rose-chair-, à odeur de fleur doranger.

Il supporte parfaitement les froids rigoureux même lai'difs. Une atmosphère humide lui est favoi'ahle, tandis igue la séchei-esse pei'sistanle lui est sensiblement nuisible.

Il vient surtout bien dans les sols frais, argileux et argilosableu:^, à sous-sol marneux, compacts, même froids et

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humides. H réussit également dans les sols tourbeu.x ou teriugineux. Il n'y a que les sables secs et pauvi-es qui ne lui réussissent pas.

La culture est la même que celle du trèfle violet. Mais son enracinement étant plus superficiel, il peut revenir plus souvent sur le même sol. La quantité de semence à répandre est de 10 à 15 kilogrammes par hectare. La bonne graine du commerce a une pureté de 95 p. 100 et une faculté gei-minative de 75 p. 100. L'hectolitre pèse ordinairement de 75 à 80 kilogrammes. Le trèfle hybride produit beaucoup de graine,

liO ANTIIYLLIOE VULNÉRAIRE.

mais elle se détache facilemenl, il faul piendie de grandes précautions loi's de la riîcolle.

Le fourrage qu'il produit est très nutritif Moins iibi eu\ que le trèfle violet, il est mieux mange pai les \aches, même lorsqu'il est vieux et dur. Nou» lui aïons trome dans différentes localités d'Eure-et-Loir la composition suivante

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