‹ Plantes fourrangèresChapitre 58 sur 168 · HAÏS · texte numérisé non relu

HAÏS

Avoine.

Dans les contrées k hivers doux, où Ton peut cultiver l'avoine d'hiver, on sème cette céréale comme fourrage hàljf de même que le seigle. On considère justement l'avoine fauchée en vert comme un excellent fourrage pour la production du lait. On cultive aussi parfois les orges d'hiver dans le même but. Le seigle toutefois est la plante qui rend le plus. Le tableau suivant reproduit la composition de l'avoine fauchée en vert :

Eau Si.a

Matière azotée 8,3

Graisse brute 0,5

Hydrates de carbono 8,3

Cellulose brute fi,5

Cendres 1,*

Sarrasin.

Le sarrasin de Tartarie est souvent cultivé comme foun-age vert d'été, ou encore comme fourrage à enteri'er comme engrais vert. M. de Werder, à ce que rapporte Schwerz, en faisait deux récoltes successives dans le même champ. Le sarrasin vert donné à l'étable est très goûté des bétes k cornes. Les vaches qui s'en nourrissent demeurent en bonne santé et donnent beaucoup de lait.llconvienlégalementaux chevaux; mais donné aux moutons, il peut occasionner une forte enflui-e de la tète qui n'est pas sans danger.

Nous donnons ci-apri's la composition du san'asin-fourrage :

Eau 85,0

Matière azotée 8,*

Graisse O.Û

Hydrates de carbono 6,i

Cellulose bnito *.2

Mais c'est principalement le maïs dans ses variéti^s développées et tardives qui, parmi les céréales, joue, dans le centre

18ft CÉBËA LES-FOUR RAGES.

et le nord de la France, le rôle fourrager le plus important. Semée à des époques successives, celte planle assure pendant tout Tété et jusqu'aux gelées la nourriture du bétail en fourrage vert. Elle peut, d'autre part, quand on applique à sa conservation la méthode aujourd'hui classique de l'ensilt^e, servir de base au régime des bëtes bovines pendant tout l'hiver.

On cultive de préférence comme fourrage le ma!s dent de cheval ou géant caragua. Mais il ne faut pas négliger non plus les mais d'Auxonne ou des Landes, qui, s'ils ne permettent pas d'kUeindre d'aussi hauts rendements, donnent par contre un fourrage de meilleure qualité.

Le mais dent de cheval (llg. 68] donne des rendements considérables; ses liges peuvent s'élever à 3", 50, et en bonne culture on récolte facilement 60000 kilogrammes de fourrage. Dn a publié des rendements de 130 000 kilogrammes; pour notre part nous avons obtenu dans la Haute-Marne un produit de 87 000 kilogrammes passé à la bascule.

Toutes choses étant égales d'ailleurs, le rendement du mais en fourrage est en raison directe de la richesse du sol et des engrais qu'on lui fournit. On comprend sans peine qu'il n'est fias possible d'obtenir 80 tonnes méti'iques de fourrage vert à l'hectare, sans une très foi-le fumure. De plus, comme la croissance de la plante qui nous occupe est très rapide, il faut mettre à sa disposition des engrais très facilement assimilables, comme des fumiers décomposés et sui-lout du nitrate de soude, des superphoS]ihales et des sels de potasse quand cela est nécessaii'e. Une n-colte de 50 tonnes seulement de mais dent de cheval enlève au sol au moins H7 kilogrammes d'azote: 48 kilogiammes d'acide phospliorique, 120 kilogrammes de potasse. 11 sera dès lors nécessaire, dans un sol de composition normale, de fournir au moins 4S kilogrammes d'azote nitrique ou 300 kilogrammes de nitrate de soude et 35 kilogrammes d'acide phosphorique assimilable, ou 2S0 kilogrammes de superphos|ihateàl4p. 100. Dans les sols pauvres en actdephos~ phorique, commec'est si général, onemploie400 kilogrammes de superphosphate.

Dans les expériences que nous avons faites en 1887 à Lucé près de Chartres, nous avons remarqué que l'acide phospho-

468 CËRËALES'FOURR\GGS.

n^M a une action très netle sur l'accroissement de poids du r«i«tmge, ainsi que l'azote. La potasse n'a eu aucun effet utile daasee sol dosant 1 gramme de ce corps par kilogi'amme.

Dbhs les terres de Sologne, Lecouteux, notre regretté maître, fmmait ses mais à l'aide de 30 à 40 tonnes de Tumier de Terme qaH complétait par 300 à 400 kilogrammes de superphosphate et MB Itilogrammes de sulfate d'ammoniaque. Dans l'exploitatiiB ]»aternelle nous enterrions pour celte culture SO mètres c^es<de fumier fait par hectare.

ISass préparons le sol pour le mais-fourrage comme pour 1« ketleraves, c'est-à-dire que nous déchaumons en été la ciSréide à laquelle on le fait succéder, et que nous donnons ua bbour d'automne. Celui-ci demeure intact jusqu'à la condfâle àa fumier au printemps. La fumure est enterrée par un lihm. Quand l'époque du semis est venue, on répand à la v«lée ies engi-ais complémentaires que l'on mélange au sol à l'aiie du scarificateur, afm de rafraîchir le labour avant le passée du semoir.

SiTon veut faire du maïs sur un seigle, un trèfle incarnai, on ose vesce d'hiver, on donne un labour qui enterre le f^HÏer aussitôt l'enlèvement de la récolte, on répand l'engrais complémentaire sur le labour avant de semer. On le raâange au sol avec la herse ou le cultivateur. En général les picsùers maïs se font après céréales d'automne.

Les semailles se font, dès que les gelées tardives d'avril ne smt ^us à ci'aindre, à la volée ou, ce qui est préférable, en l^Be& Le grain ne doit pas être enterré à plus de 5 centimèli^. Les lignes sont espacées de 30 à 40 centimètres, et les gnins sur la ligne à 10 centimètres A 30/10 il faut environ ils Idlogrammes de maïs dent de cheval par hectare. A la volée on sème ISO à 200 kilogrammes. Il convient de ne pas épurer la semence, non pas que cela augmente le renderaoït, mais parce que les tiges deviennent moins fortes et moins dures. Le fourrage est, dans ces conditions, meilleur.

Qsuid il est destiné à être mangé en vert à l'étable, le imie doit être semé successivement tous les mois au moins, dopais la [in d'avril jusqu'en août. On sème dans le courant de mai les maïs destinés à l'ensilage.

uGoogle

MAls. 189

Dans le centre et le nord, les soins d'entretien se bornent à un binage. Dans le midi on y joint des arrosages parla méthode d'infiltration quand cela est possible.

Nous avons analysé les récoltes de cinq variétés de mais cultivées parallèlement dans le même champ à Gas et avons obtenu :

ii,ao

ss.so

Hydrates de carbone. . .

Cellulose

D'après les e.xpériences faites aux États-Unis, les principes immédiats du mais vert ont les coeflicienfs de digestibilité suivants :

Malii^re a*che 08 p. 100.

— azotée 61 —

Hydrates do carbone... 7* —

Cellulose Cl —

Cendres 35 —

Le maïs vert est un fourrage un peu trop pauvre en malièi* azotée. 11 convient pour en tirer tout le parli possible de combiner sa consommation avec un quart ou un cinquième de luzerne ou de trèfle, ou, à défaut, de distribuer 2 à 3 kilogrammes de tourteau par tète de gros bétail.

Après ensilage, le maTs présente 1a composition suivante :

Ean 61,00 Ji 81.00

Matiârea azotées 1,24 à 1,69

Graisse 0,36 à 0.77

Hydrates de carbone 7,22 à 8,t7

Cellulose *.8Ï à *.9I

100 CËBâALES-FOURBAGES.

Pour juger de la valeur nutritive du mais ensilé, ii faudrait connaître exactement le dosage en éléments azotés protéiques ou albuminoïdes. Les doses indiquées plus haut comprennent, outre les albuminoïdes, les amides et les sels ammoniacaux, i-ésultant de la fermentation des premiers. Dans le cas des pulpes de betteraves ensilées, on sait que la proportion de ces matières azotées non assimilables peut atteindre 50 p. 100 et plus du lot de la protéine brute. Il en résulte a foTtviri que l'on doit compléter la ration des animaux qui reçoivent de l'ensilage de mais avec des aliments riches en albuminoïdes, comme le foin de légumineuses et les tourteaux.

Dans les contréesoii la température le permet, on conserve le maïs-fourrage en le faisant sécher en moyettes dans les champs.

Millets.

Enfin nous dirons

Fig. 69. - Moha de Hongrie. un mot des millets

employés comme

fourrages verts ou secs. Les plus cultivés sont connus sous le

nom de moha de Hongrie et de moha vert de Californie; le

millet d'Italie donne aussi de bons produits.

Le moha de Hongrie (lig. 69) {fanicum germanic\im) se sème

depuis la fin d'avril jusqu'en juillet. Il épie deux mois api-^s In levée. 11 esl caractérisé par la couleur brune de ses épis. ?u graine est très petite et pèse de 60 à 65 kilogrammes l'hectolitre. On en sème de SO à 25 kilogrammes par hectare. Elle germe facilement alors même que la sécheresse arrête la végétation des autres plantes. Ce moha est précieux pour les pay^ secs; il constitue une plante 1res Ceuillue qui forme un excellent foun-age.

Le moha vert de Californie est une simple variété du précédent, dont l'épi reste vert au lieu d'être teinté de bmn. Sa végétation est un peu plus rapide, la plante est plus feuillue, mais il lui faut un sol plus riche.

On peutcultiver les mohas comme fourrages dans toutes Us régions de la France. On obtient les plus beaux rendement ! dans les terres franches et fraîches ; mais ils donnent encoi e des produits satisfaisants dans les sols les plus légers et les plus secs.

On peut les cultiver en seconde récolte api'ts les fourrages verts récoltés au printemps ou après une céréale d'automne. Le sol labouré doit être parfaitement ameubli et fumé à l'aidi^ de nitrate de soude et de supeiphosphate. On sème diu en lignes ou à la volée. On fait consommer en vert dès que les épis se montrent. On peut faner le fourrage ou encore l'ensiler pour l'hiver. Le rendement est de 200 à 300 quintaux par hectare, d'un fourrage très nourrissant, comme le montre l'analyse suivante :

Eau 70.0

MaliÈre azotée 3.7

Graisse 0,8

Uydralea de carbone 13.i

Cellulose 10.2

Ccodriis 1,9

Sous le rapport nutritif 40 kilogrammes de moha équivalent à environ 100 kilogrammes de maïs vert.

La fenaison (de fœnum, Soin) comprend deux opérations principales : la fauchaison, ou coupe des fourrages ; et le fanage oa 4esEiccation de ceux-ci. Enfin lorsque le foin est dans un élat «onvenable, il faut le rentrer, assurer sa conservation |M)ur la consommai ion du bétail pendant le cours de l'année, ou le préparer pour la vente.

Époque de la fauchaison.

La première question que nous devions résoudre est celle qui concerne 1 époque la plus favorable pour exécuter la coupe des fourrages. Cette époque doit être celle où la prairie naturelle ou artificielle, vivace ou annuelle, peut fournir la plue grande quantité possible de matière nutritive digestible. MoH les praticiens sont loin d'être d'accoi'd sur ce point.

Les uns attendent que les herbes aient délleuri et que les graines commencent h se former; les autres, au contraire, les coupent en pleine floraison. Nous verrons que cette dernière m>iiîère d'agir est préférable à la première, mais qu'il en est une troisième plus avantageuse pour les prairies à plusieurs coupes ; le début de la floraison.

Les prairies naturelles sont formées d'un grand nombre de plantes différentes qui ne fleurissent pas à la même époque. Les grandes graminées sont celles dont la floraison est le plus tardive. On attend te plus souvent qu'elles soient en pleine Heur pour commencer la fauchaison. Mais alors déjà les légumineuses ont passé fleur, elles perdent une grande partie de leijrs feuilles, pendant que d'autre part les ombellitères durcissent et deviennent immangeables.

En Lombardie on commence plus t6t. On a pour règle de faire la première coupe à la floraison du n Pkalaris arundinacea ", ou du paturin commun. Les trèfles sont encore en

ÉPOQUE DE U FAUCHAISOM. (Vl

fleurs à ce moment et, oulre cet avantage, cela permet de faire quatre coupes dans les prairies irriguées, alors que dans le midi de la France, où l'on a l'habitude de faucher plus tardivement, on ne peut en faire que trois.

Suivant Mathieu de Dombasle, l'illustre agronome lorrain, dans les prairies qui ne donnent qu'une seule coupe, il est bon d'attendre que la majeure partie des bonnes plantes soient en pleine floraison, car en fauchant plus tot il pourrait y avoir quelque chose h perdre sur la quantité du fouirage. Mais on ne doit pas passer cette époque, car l'on perdrait alors beaucoup sur la qualité.

Là où l'on peut compter sur une seconde coupe, il convient de devancer cette époque d'une huitaine de jours: on obtiendra ainsi un fourrage de meilleure qualité, et ce qu'on pourra perdre sur la quantité sera compensé par un excédent dans la coupe suivante.

L'époque de la pleine floraison arrive d'ordinaire du 15 au 2S juin, dans la région du nord de la France, mais elle peut être avancée ou reculée suivant les circonstances météorologiques du printemps et du commencement de l'été.

En automne, la décroissance de la température ne permet plus d'attendre la floraison. On coupe dès que le gazon est bien fourni. Sous notre climat, lorsque la fauchaison du regain dépasse la mi-septembre, le fanage de la récolte est soumis à de périlleuses casualités et même parles beaux jours la dessiccation devient foii lente.

Pour les prairies artificielles, il y a deux cas à considérer : la consommation en vert et la fabrication du foin.

Il n'est pas douteux que les fourrages légumineux distribués en vert profitent plus au bétail que lorsqu'ils sont consommés à l'état sec. U y a plusieurs causes à cela : l'expérience prouve d'abord qu'ils sont d'une digestJbilité plus facile, et que par conséquent l'animal peut assimiler une plus grande proportion des éléments nutritifs ingérés à l'état de fourrage vert ; par exemple le coefficient de digestibilité de la protéine brute d'un trèfle vert pas trop avancé était de 72 p. 100, tandis que dans le foin de trèfle, il ne dépassait pas 53 p. ICH). Pour produire le même effet dans l'alimentation, il aurait donc fallu

donner en foin de trèfle 182 kilogrammes de matière azotée brute, au lieu de 138 seulement sous Tonne de trèfle vert; de plus, pendant la dessiccation, les fourrages légumineux perdent une portion importante de leurs feuilles, et cela diminue considérablement leur ricbesse en principes nutritifs. Cette perle en poids brut de fourrage atteint 1/4 de la récolte,

La consommation des fourr&ges en vert oblige à faucher les plantes à difféi-enles époques de leur évolution vitale, car elle est successive ; si l'on ne la commençait qu'à la floraison, on devrait le plus souvent la prolonger jusqu'au moment où, la fructili cation achevée, les plantes se lignifient, perdent la plupart de leurs feuilles, et la plus grande partie de leur valeur nutritive. Schwerz recommande de commencer à faucher le trèfle aussitôt que la faulx peut le saisir, parce qu'à cet étal décroissance il produit plus de lait. C'est du reste le seul moyen qui permette de régler les coupes pour qu'eUes se succèdent sans interruption

Schweitzer dit que c'est agir d'une manière tout à fait inattentionnelle que d'attendre pour commencer à couper le trèflequ'il ait formé ses boutons à fleui-s ; el que, dans ce cas, on n'aura pas longtemps à se réjouir de la quantité de lait et des autres avantages que procure l'emploi du trèfle vert, avantages qu'on n'obtient que du jeune ti'èfle. Nous commençons, dît-il, souvent à le faucher avant qu'il ait atteint treize centimètres de hauteur. Plus tôt on commence à le couper, plus tôt il repousse.

Ces données de la pratique agricole sont en parfait accord avec les principes de l'agronomie, comme nous le verrons plus loin.

Quand on veut transformer en foin les prairies artiflcielles, à quelle époque doit-on les faucher?

Voici ce que nous dit Mathieu de Dumbasle :

Le sainfoin doit se couper lorsqu'il est en pleine floraison, et avant la maturité des semences les plus avancées.

Pour la luzerne, la floraison n'est pas un indice certain de l'époque convenable pour le fauchage, car, dans beaucoup de cil-constances, lorsque la luzerne ne montre encore qu'un petit nombre de fleurs, ou même n'en montre pas du tout, on

ÉPOQUE DE LA FAUGQAlSOiN. 1S5

remarque que la croissance des plantes s'arrèle ; et, si on les observe avec allenlion, on trouve que leurs liges se dégarnissent de leurs feuilles par le bas et sur une partie de leui' longueur, ou que les plantes poussent de nouveaux jets du collet des racines. Quelquefois aussi, pour les coupes de la fin de l'été, les feuilles des plantes sont piquées, c'est-à-dire présentent des points noirs qui indiquent une suspension de leur végétation. Dans tous ces cas, on ne peut que perdre à l'elarder la coupe; et les plantes repoussent vigoureusement après le fanage, si la saison le permet encore, tandis qu'elles n'eussent aucunement profité si l'on eât laissé les anciennes tiges debout.

Le trèfle doit se couper lorsque les plantes sont en pleine floraison ; cependant lorsqu'il arrive que la récolte est versée, et que les feuilles inférieures jaunissent ou tombent, on ne doit pas retarder la fauchaison.

Dans les vesces, la floraison dure fort longtemps ; et les premières gousses sont souvent déjà mûres, lorsque les tiges s'allongent encore et produisent de nouvelles fleurs. Si la récolte n'est pas fortement couchée, il convient d attendre, pour la faucher, que les premières gousses approchent de la maturité. La dessiccation sera plus facile, et le fourrage plus abondant.

Quant aux fourrages artiliciels compost'S d'une seule espèce de graminées, ray-grass, fromenlal, dactyle pelotonné, fléole, etc., on doit les couper de très bonne heure, aussitôt que les épis ou panicules sont bien dé\eloppés et que la lloraison commence ; sans cela on n'obtient qu'un fouirage dur et de qualité inférieure.

Nous compléterons les observations pratiques qui précèdent par les considérations suivantes relatives à la digestihilité des fourrages, selon l'âge auquel on les récolte.

A mesure qu'une plante croit, se développe, il s'opère en son sein de continuels changements, tant au point de vue de la solubilité de ses principes constituants, qu'à celui de leur quantité relative. La composition d'un végélal en vie n'est pas la même deux jours de suite. Dans les jeunes plantes ou les jeunes organes, oîi les cellules se multiplient avec rapidité,

les éléments protéiques sont plus abondants et ils sont plus solubles que dans les mêmes plantes, les mêmes ot^anes, arrivés à un ét«t de végétation plus avancée. Avec Tàge, la quantité de matière protéique croit bien moins rapidement que la quantité d'hydrates de carbone, et, en même temps, une partie de ceux-ci devient insoluble en se transformant en ligneux. Des analyses de trèfle et de luzerne, faites à différentes époques de végétation, mettent cette loi en parfaite évidence :

"IfcurlT

iOO PABTIES DE FOIN CONTIENNEHT : |{

˫g. PfoMini!.

Eitrachts e{

. igoeui

Cendra

1" Tré/

e rouge (Emile

Wolf).

azeme (Ritlhauscnl.

ifiL

Ï2mtti

3 juillet

Regain lieunes herbes).

Foin (pleine fleur)

Prairie naturel

Page 1