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OISSICUTION DES FOURRAGES OU FANAGE

pour assurer contre loute avarie une récolte <ie foin. L'économie considérable el la facilité de travail que procure la faneuse ne peut pas faire l'objet de la moindre contestation.

Après avoir fané, il faut ramasser le foin pour le soustraire à l'action de la roséedes nuits. Cestaveclerâteau à cheval (lig. Tl) que l'on remplace le fauchet. Cet instrument est aujoud'hui

Fig. 77. - R&teau à cheval (Pilter).

trop connu pour qu'il y ait la moindre utilité de le décrire. La figure ci-contre représente le r&teau automatique de Piller. On peut ramasser avec ce dernier le foin en fortes roules ou boudins el faire la besogne d'au moins 15 ràleleui-s au fauchet, si ce n'est de 20. Il ne reste plus alors, si le foin n'est pas assez sec pour être renti-é, qu'à le mettre en tas à la main, tas que l'on fait plus ou moinsgros suivant les principes exposés plus haut,

Quand le foin est bon h rentrer, on le dispose en andains ou rouleaux à l'aide du râteau à cheval, et à l'aide du chargeur automatique de foin on en opère le charçement.

D'invention américaine, cette machine se compose d'un b&li por'té par deu.t l'eues, qu'on attache À l'arrière du chariot qui

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savancp au-dessus de l'andain. Les roues porteusesdu chargeur commandent un tambour muni h sa périphérie (te fourches, qui enlèvent le foin elle conduisent sur une toile sans ftn inclinée. Celle-ci animée d'un mouvement ascendanti'entraîne jusque dans le chariot; elle est formée de chaînons réunispar des bari'es transversales armées également de fourches pour assurer l'ascension de la récolte. Cette dernière peut Être élevée jusqu'à S mèti-es de hauteur. Un embrayage permet la mise en mouvement ou l'arrêt du chargeur. Le foin arrivé sur le chariot est entassé par deux hommes.

On voit qu'il n'y a déjà plus qu'une seule opération qui se fasse absolument à la main, la formation des tas. Mais aujourd'hui on est arrivé à faire les menions avec un appareil spécial dont il sera question dans un instant.

2° Dessiccation des tourrages artiliciels de légumineuses. — Pour les foins île praii'ies artificielles composées de légumineuses, comme la luzerne, le trèfle, le sainfoin, les vesces, etc., le traitement doit Êtredirigé tout autrement. « Les feuilles, qui sont la partie la plus précieuse de ces végétaux, se détachent très facilement dans le fanage et restent perdues sur le sol en s'échappant entre les dents du râteau, tandis que les feuilles longues des graminées se laissent facilement amasser par cet instrument; pour éviter cette perte, on ne doit jamais étendre sur le sol les légumineuses après le fauchage, mais procéder à leur dessiccation en leslaissantconstamment en andains, en chevrottes ou en tas plus ou moins gros, selon l'état de dessiccation où le foin se trouve. Ainsi, on laissera en andains, pendant 1, 2 ou 3 jours selon les circonstances, l'herbe fauchée ; et lorsque les andains seront desséchés à peu près à moitié de leur épaisseur, on les retournera sans les étendre, ou on en formera des chevrottes, qu'on laissera encore pendant un jour ou deux, pour en former des tas petits ou moyens, selon que la dessiccation sera plus ou moins avancée.

« Les petits tas seront vraisemblablement assez secs, après une couple de joui-s, pour être mis en gros tas. Quand même nn trouverait que le foin des andains ou des chevrottes est très sec, comme cela anii e par des temps tiès secs et venteux.

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