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PRODUCTION DE LA BETTBEtAVE FOURRAGÈRE. 215
L& compaTaison des analyses précédentes nous montre que par la culture serrée, les racines ont ga^é une quantité notable de matière organique, tin ce qui concerne les betteraves à sucre et de distillerie, l'accroissement moyen de la matière oi^anique s'élève à 2,99 p. 100, soit à 20,6 p. 100 de ce que renferment les grosses betteraves. Enfin pour les betteravesfourragères, le gain moyen atteint!, 71 p. iOOouaa p. 100 du minimum moyen. Une seule exception existe à cette règle, quand on compare séparément chaque variété dans les deux procédés de culture, pour le Mammouth.
Si l'on compare les dosages moyens des matières aïotées, dans les deux catégories de racines, on constate en général une petite diminution en passant de la culture à grandes distances k la culture serrée, et cela est vrai pour les matières azotées albuminoldes comme pour les substances azotées diverses. Dans la comparaison des variétés, il y a beaucoup plus d'irrégularités que pour la matière sèche. Avec les betteraves À sucre et de distillerie, le gain d'album inoldes pour le grand espacement est de 22 p. 100, il est de 17 p. 100 pour les betteraves fourragères.
Les variations de la graisse, qui existe en si faible quantité, n'ont aucune importance. 11 n'en est pas de même de celles du sucre. Dans tous les cas, les racines serrées sont plus riches que celles qui ont végété à grandes distances. Pour les betteraves à sucre et de distillerie, le gain moyen estde 3,06 p. 100, ce qui correspond k 31 p. 100 du minimum moyen. Enfin avec les betteraves fourragères, l'augmentation du dosage du sucre est de 1,78 p. 100 de racines, soil de 46,3 p. 100 de la teneur des plantes cul livéesb 90 centimètres. Cette constatation n'est pas nouvelle. U est depuis longtemps démontré que pour obtenir des betteraves riches en sucre, il faut serrer les plants autant que possible. Comme le sucre est l'aliment hydrocar^ boné le plus efficace après la graisse, il est urgent d'appliquer à la culture de la betterave fourragère la même règle qu'à celle de la betterave à sucre, car c'est par l'accroissement de la richesse des betteraves en sucre que l'on peut le plus accroître leur valeur nutritive.
Les pentosanes sont des hydrates de carbone à cinq atomes
de carbone qui se transforment par hydiolyse en sucres cristallisables infermenlescibles appelés pentoses. On en connail actuellement deux : l'arabane, origine de l'arabinose; el la xylane, qui fournil la xylose. Ce sont des substances gommeuses confondues dans les anciennes analyses avec les exlractifs non azotés el la cellulose brute. M. Mûnlz les avait dosées, croyons'uous, sépai'ément sous le nom de cellulose sacchariOable. Elles se distinguent nettement des hydrates de carbone à six atomes de carbone, tels que les sucres, les glucoses, les matières amylacées, par leur propriété de se transformer en furfurol quand on les fait bouillir avec de l'acide chloi-hydrique à 12 p. 100. Dans la bettei-ave, il exisie très probablement un mélange des deux penlosanes connues. Ces hydrates de carbone peuvent servir à la nutrition, car ils sont en grande partie digérés, et l'on ne retrouve dans les urines que des traces de leurs dérivés.
La culture serrée a eu pour résultat un petit accroissement deladosodespentosanesdanslesracines.il a été de 0,34 p. 100 de racines avec les betteraves à sucre el de distillerie, et de 0,07 p. 100 avec les fourragères. 11 n'y a d'exception que pour deux bettei'aves fourragères. Si l'on rapporte ces accroissements à la teneur des racines cultivées à grandes distances, égalée à 100, on obtient respectivement les ipropo riions suivantes: 22,1 et 7,9.
Pour la cellulose, les variations sont peu importantes el dans des sens différents.
Si l'on considère les dilTérentes natures de variétés, comme nous l'avons fait dans le tableau suivant, où nous avons inscrit les moyennes de chaque groupe :
Matières organiques.
Albumiaoldes
Amides
on reconnaît que les races sucrières et de distillerie sont beau-