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CONSERVATION DES BETTERAVES

servenl mieux et beaucoup plus longtemps que dans les meilleurs celliers.

La commodité du service exige que les silos ne soient pas creusés Irop profondément en terre; et dans les sols mal assainis on doit même les établif à fleur du terrain. Mais dans les autres cas, il n'y a lien à gagner en main-d'œuvi-e en se dispensant de creuser le silo, car il faut toujours se procurer par des fouilles la terre qu'on en aurait tirée. D'un autre cOté dans les silos établis k fleur de terre,-on lot;e beaucoup moins de racines sur la même étendue de terrain, et pour les mêmes dimensions du silo.

Lorsque les racines sont disposées sur une partie de la longueur du siio; on couvre incomplètement cette partie de paille et de terre, pendant que l'on continue l'entassement des racines-, cl on le couvre ainsi à mesure qu'on l'emplit afin de le mettre à l'abri des mauvais temps imprévus. Il est également bon de creuser les fossés latéraux à mesure que le silo avance, et de tasser convenablement les flancs de ce der-

Tant qu'on n'aura pas acquis une grande habitude de la conservation des betteraves en silo, on fera bien de visiter ce dernier environ un mois après sa construction, et avant l'arrivée des fortes gelées, afin de s'assurer de l'état dans lequel se trouvent les racines : pour cela on creuse au pied du silo quelques ouvertures jusqu'àcequ'on soit parvenu àla masse des racines, et l'on en extrait quelques-unes pour les examiner.

Quand la température devient chaude, au mois d'avril, on ne doit pas laisser dans les silos le peu de racines qui s'y trouvent encore, mais on les rentre dans les celliers ou les magasins qui sont toujours vides alors. Elles s'y conservent pendant plus longtemps que cellesqui y ont passé l'hiver. Avec ces précautions on pourra être assuré de garder les betteraves parfaitement saines pour la nourriture du bétail jusqu'à la fin de mai et même plus tard.

Il peut arriver malheureusement quelquefois qu'une gelée hMive survienne avant que l'ensilage des betteraves ne soit fait; il se peut alors que, si les petits tas ne sont pas assez couverts, ou à plus forte raison si toutes les racines ne sont pas

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eu las, il se peut qu'une très grande quAutité vienne à être gelée. Alora il ne peut plus être question de Teosilage ordinaire. On n'emmagasinerait que de la pourriture, car aussilAt que les bett««ves dégèlent, elles entrent ui putréfaction. Que faire alors pour sauver d'une perte certaine la récolte de betteraves qui doltlout l'hiverformer la base de l'alimentation du bétail 7 Voici comment dans ces circonsUnces M. J. Garolft s'est tiré d'embarras et comment il a sauvé la majeure partie de sa récolte de betteraves qui avait été atteinte de la gelée dans les champs.)

Aussitôt le mol découvert, on a établi plusieurs couperacines mis en mouvement par un manège. Toutes les betteraves y ont été découpées avant leur dégel, en déployant une grande activité. En même temps une fosse profonde de un mètre était creusée dans un endroit bien égoutté, sur {",%& de large. Lescossettesy furent entassées par litsalternatifsavec de la menue paille ou balles de céréales. Les lits étaient peu épais. On ajouta 2 kilos pour 1 000 kilos de betteraves de sel de cuisine. Le tout fut bien tassé et recouvert par-dessus le d6me que formait la masse en dehors de la fosse d'une couche de terre ayant au sommet 60 centimètres d'épaisseur. C'était un ensilage tout à fait comparable à celui du mais qui, plus tard, lui a si bien réussi. Une fermentation alcoolique très lente s'est développée dans la masse, et le bétail a non seulement accepté cette nourriture mais encore son état a été de beaucoup amélioré par elle. I^ conservation n'a donc rien laissé à désirer, et l'on a remarqué que les vaches que cette nourriture avait fait engraisser, ont commencé à dépérir, lorsque ta provision étant épuisée, on a entamé les betteraves qui n'avaient pas été atteintes par le froid.

Les caves destinées à, conserver les r'acines doivent être creusées dans un terrain sec, et mises à l'abii des infiltrations par un bon revêtement en ciment hydraulique. Le sol doit en être battu ou mieux pavé. La porte d'entrée est établie au sud. La partie supérieure esl percée de lucarnes, munies de volets, permettant d'établir une ventilation convenable, surtout lorsque les tas de racines s'échauffent et émettent beaucoup de vapeur d'eau ?

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