EXIGENCES EN PRIHCIPES NUTRITIFS
ch&ux. Une bonne culture de celle planle exige donc un sol largement fumé. Mais nous savons que les exigences d'une planle, au poinl de vue de la fumure, ne dépendent pas seulement des quantités totales d'éléments nutritifs qu'elle absorbe, mais encore de la marche de cette absorptioD et des aptitudes qu'elle possède, par l'extension relative de son système radiculaire, à tii-er du sol et des engrais ce dont elle a besoin. C'est l'examen de ces questions qu'il nous reste à faire.
Depuis la levée (23 mai) jusqu'à la mi-juin, la pomme de (erre Magnum bonum a absorbé les proportions suivantes des éléments nutritifs principaux :
Aîote !ï,63p. 100.
Acide phosphorique S>.3S —
Potasse 6,1 S —
Chaui 1 9,70 —
pendant qu'elle formait 2,0S p. 100 de matière sèche. L'absorption des éléments nutritifs est donc, pendant cette première période, beaucoup plus active que la formation de la matière végétale, surtout pour l'azote et pour la cbaux, puisqu'elle est 11 fois plus forte pour l'azote et 10 fois plus forte pour la chaux. Pour la potasse, elle est aussi plus considérable, puisqu'elle est triple, et en ce qui concerne l'acide phosphorique elle est encore plus que double.
Cette prépondérance de l'absorption sur la production de la matière organique est un indice certain d'un grand besoin d'éléments nutritifs très facilement assimilables durant le premier mois de la végétation de la pomme de terre.
Le travail radiculaire total est très élevé à celte époque s'il n'atteint pas tout à fait son maximum. Il est très fort surtout pour l'azote, la chaux et la potasse. Ola dénote un grand besoin d'éléments assimilables.
Pendant le second mois, du 14 juin au 19 juillet, la proportion de matière sèche créée est beaucoup plus considérable, puisqu'elle atteint 47,13 p. 100 ; et pendant ce temps l'absorp-
lion relative des éléments fertilisants s'élève aux proportions
Azote ao.52 p. lOO.
Acide plios[iliorit]uo 'H.29 —
Potasse i>t,7i —
ChauJi S" ,48 —
l.'aclivitë de formation de la matit're organique n'est plus dépassée alors que par l'absorption de la chaux et de la l>otASSi;. Toutefois celle de l'acide phosphorique et de l'azote reste considérable bien que relativement beaucoup moindre que durant le premier mois. Il n'en reste pas moins évident que pendant cette période la plante a toujours de grandes exigences de chaux surtout et de potasse; celles-ci diminuent pour l'azote et l'acide phosphorique tout en étant élevées. Ce qui confirme cette manière de voir, c'est que, pendant ce temps, le travail radiculsire total se trouve plus élevé que dans le mois précédent. Il reste constant pour la chaiix, il tombe à moitié pour l'azote, mais il a plus que doublé pour l'acide phosphorique et il a triplé pour la potasse.
Pendant le troisième mois de la végétation, du 19 juillet au 17 août, la proportion de matière sèche formée est de 28,-16 p. 100. L'activité formatrice est donc en décroissance. Voyons ce qu'il en est de l'activité de l'absorption. Elle est alors pour :
L'azote 20,30 p. 100.
L'acide phosphorique 28,79 —
La potasse 25,58 —
La chaux IS.iB —
Ces proportions sont sur toute la ligne inférieuies à ce qu'elles étaient pendant les mois pi'écédents. Tout en restant élevé, le besoin d'engrais rapidement assimilable diminue sensiblement de 10 p. 100 pour l'azote, de 15 p. 100 pour l'acide phosphorique, de 25 p. 100 pour la potasse, et de 39 p. 100 pour la chaux.
Le travail radiculaii-e s'abaisse d'autre part de moitié. Il faut obser\er toutefois qu'il reste h peu près constant pour l'acide phosphorique, mais qu'il baisse d'un lierspour l'azote, de moitié pour ta potasse, et de près des deux tiers pour la