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EXIGENCES EN PRINCIPES NOTRITIFF

parcelles 4 et *; cette différence représente l'effet dépressif produit sur les autres éléments de l'engrais par la suppression de l'acide phosphorique.

C'est une démonslration de cette loi d'agronomie qu'il faut toujours que le praticien ait présente à l'esprit, à savoir : que les rendements sont proportionnels à l'élément de fertilité <]ui se trouve en moindre proportion k la disposition du végétal.

Si nous comparons maintenant la parcelle n° 3 aux autres, nous voyons que le phosphate minéral n'a pas été sans ertlcacité sur le rendement. L'excédent de la récolte obtenue est de 661', 5 et dépasse de 23i',5 celui de la parcelle sans acide pbosphorique. L'accroissement de récolte dû au phosphate serait donc de 36 p. 100.

Uans le champ de démonstration de l'école primaire supérieure de Bonneval, que dirige sous notre contrôle M. Singlas, il a été fait dix récoltes successives de pommes de terre, en assolement régulier. Ici les variétés cultivées étaient principalement la hollande et la saucisse. Le sol présente la composition suivante :

Pu IUk«raRimt.

Aîote 1 ,4Ï

Acide phosphorique assimilable 0,1S

Potasse assimilable 0.13

Calcaire 0,58

Par suite des dispositions adoptées à l'origine, la parcelle privéed'acide phosphorique s'est trouvéeplacée sur le sommier du champ prés de la route. L'analyse subséquente nous a démontré que là, le sol est beaucoup plus riche en acide phosphorique assimilable que dans le reste du champ (Oe',31). Il en résulte que nos récoltes successives ne donnent pas d'indications nettes sur l'utilité des engrais phosphatés. Mais cet accident, qui serait regrettable si ces expériences étaient uniques, devient au contraire intéressant après ce que nous avons constaté à Cloches, car il démontre très nettement que les sols qui contiennent Oe',3 d'acide phosphorique soluble dans l'acide citrique faible peuvent être considérés comme suflisamment pourvus de cet élément.

Cîooi^le

328 POHNE DE TERRE.

Voici la moyenne des rendements et des excédents obtenus pour les dix récolles ;

quinlaui. quldlaui.

Sans engrais %,5 »

Fumier seul Uy.9 53,4

Fumure raiite 162,0 65,3

Engrais complet 1M,8 60.3

— sans potasse 99.2 2,7

— sanaazole 126.9 30.4

— sans acide phospliorique. !o2.1 55.6

Ce qui ressort, avec la plus grande évidence de ces essais, c'est l'action prépondérante de la potasse au cliamp de Bonneval. Sa suppression dans les formules d'engrais fait disparaître presque complètement tout excédent. C'est la conséquence très nelle de la pauvreté du sol en cet élément, La suppression de l'azote se fait aussi sentir avec une grande force: l'excédent en est réduit de moitié. Le troisième point à faire ressortir c'est qu'ici, comme à Cloches, l'emploi combiné du fumier à dose moyenne complété par une adjonction d'engrais chimique est de toutes les formules la plus efficace.

Enlin en 1901, nous avons essayé l'action des engrais sur la pomme de terre dans 16 champs de démonstration scolaires répartis dans les diverses régions du département d'Eure-et- Loir. Les sols, sauf deux ou trois exceptions, étaient pauvres en acide phosphorique assimilable, très moyennement pourvus de potasse soluble dans les acides faibles et d'une bonne richesse moyenne en azote. Les résultats obtenus sont rapportés ci-apiès :

Rendements. EicédcDls.

Sans engrais 121,6 s

Engrais complet 170, fi 49,0

Sans acide pfiospliorique tSl,9 40.3

— azote 145,9 24,3

C'est en moyenne le fumier, à la dose de (rente mille kilogrammes par hectare, qui a donné les résultats les plus élevés. Cela s'explique par l'aetion des matières or^niques pour

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