‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 3)Chapitre 33 sur 56 · FAMILLE DES A M A R AJ TRACEES · texte numérisé non relu

FAMILLE DES A M A R AJ TRACEES

G. hirsutissima ; caule basi ascendente ; foliis pet i olatis j lanceolatis j lanceolatove - oblongis j capitulis terminalibus ^ hemisphaericis, maximis, [pulchre roseis ); involucri poly phy Ili foliolis superioribus longissimis , linearibus , angustis ; bractearum carina dentato-cri statâ ; calyce inferne villoso.

Description. Tige longue d’environ 4 à 8 pouces, simple, ascendante à la base, dure, carrée, chargée d’environ quatre paires de feuilles , hérissée de poils serrés étalés ou ascendans. Feuilles opposées , longues de 2 à 5 pouces , pétiolées , lancéolées ou lancéolées-oblongues , décurrentes sur le pétiole , aiguës, entières, un peu rudes au toucher, marquées de petites veines et de points transparens , hérissées de longs poils et ciliées, calleuses sur leurs bords, rousses sur ces mêmes bords ainsi que sur les nervures moyennes et latérales qui sont proéminentes en dessous : pétiole large , hérissé : les feuilles du bas et quelquefois toutes celles de la tige sont fort petites, et réduites à des espèces d’écailles. Fleurs d’un beau rose, réunies en une tête unique, terminale, extrêmement grande, très-convexe, hémisphérique, atteignant jusqu’à 3 pouces de diamètre , accompagnée d’un involucre. Folioles de l’involucre distinctes entre elles, au nombre de vingt environ , fort inégales; quatre à six extérieures, longues de 2 à 6 pouces, rétrécies en pétiole, lancéolées-ovales ou lancéolées -oblongues ou bien encore oblongues-linéaires , plus ou moins semblables aux feuilles caulinaires; mais assez généralement plus longuement hérissées qu’elles, et un peu laineuses à la base ; les folioles extérieures longues de 2 à 5 pouces , larges de 1 à 2 lig. plus rarement 4? linéaires, étroites, aiguës, XXXIL ï

calleuses sur les bords, fortement hérissées. Poils atteignant jusqu a 4 1. , simples, articulés, naissant d’un tubercule. Bractées au nombre de deux , embrassant la fleur avant son parfait développement, longues d’un pouce et demi, carénées, linéaires, étroites, un peu plus larges à la base, à peine aiguës à leur sommet, parfaitement glabres, scarieuses , munies sur le dos dans leur moitié inférieure d’une crête denticulée et d’une simple côte dans leur moitié inférieure. Calice profondément 5 -partite ; à divisions longues de i5 1. , larges d’une ligne à la base et d’une demi-ligne au sommet, linéaires, canaliculées , scarieuses, marquées de 3 stries sur le milieu du dos , chargées dans le tiers inférieur de leur longueur de poils serrés nombreux soyeux très - fins et de couleur blanche, trois des divisions du calice extérieures j deux intérieures. Tube antherifère un peu plus court que le calice, cylindiique, étioit, terminé par dix dents extrêmement petites, pourvu de cinq neivures à peine sensibles, dont chacune alterne avec deux dents. Anthères au nombre de cinq, linéaires, extrêmement étroites, uniloculaires, sessiles, jaunes, insérées par le dos au sommet des nervures du tube, de manière que leur tiers inférieur se trouve dans l’intérieur de celui-ci, et que les deux tiers supérieurs le dépassent. Style unique, court, bipartite dont les branches sont linéaires, aiguës, stigmatiques sur la face et un peu révolutées sur leurs bords. Ovaire globuleux, glabre, uniloculaire, i-sperme. Ovule globuleux attaché à un cordon ombilical long et cylindrique, qui naît du fond de la loge, et se courbe en manière de crosse. Je n ai pas vu

le fruit.

Localités. Cette espèce fleurit principalement en janvier. Commençant à croître dans les pâturages voisins Ae Sorocaba, e\\e devien commune dans les Campos geraes , et, jusqu’à Curüiba , dans toute la partie méridionale de la province de Saint-Paul, situee

Étymologie. Les noms de cette espèce Para todo et Perpetua ,

sont ceux du Gomphrena officinalis , et se trouvent expliqués à l’article de cette dernière plante.

Usages. Les vertus du Gomphrena macrocephala ne sont guère moins préconisées par les Paulistes que celles du G. officinalis par les Mineurs ; mais c’est principalement contre la morsure des serpens et les coliques , que 1 on fait usage de la première de ces plantes. Quoi qu’il en soit, 1 idée que les habitans de pays fort éloignés les uns des autres , ont des propriétés de ces deux espèces extrêmement voisines, achève de prouver qu elles sont bien réellement médicinales, et qu elles meritent toute 1 attention des hommes de l’art.

Observations botaniques. — Caractère général de la famille des Amaranthacées tiré de l’ovaire et de l'ovule.— On a vu , dans la description que j’ai donnée du jeune fruit des Gomphrena officinalis et macrocephala , que l’ovaire y est uniloculaire , et l’ovule attaché à un cordon ombilical long et cylindrique qui naît du fond de la loge et se courbe en manière de crosse. Ce n’est pas seulement dans ces deux especes que j’ai observé cette organisation ; je lai retrouvée dans un nombre prodigieux d ' Amaranthacées dont j’ai fait 1 analyse , et par conséquent on doit la regarder comme un des caractères généraux de cette famille. Elle existe même dans le Celosia, où par exception l’ovaire est polysperme.

EXPLICATION DES FIGURES

ï. Bractée de grandeur naturelle. — 2. Portion supérieure de tube antherifère étalée artificiellement et grossie.

XYLOPIA SERICEA.

XYLOPIE SOYEUSE.

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