‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 3)Chapitre 47 sur 56 · SIDA A FEUILLES DE CHARME · texte numérisé non relu

SIDA A FEUILLES DE CHARME

FAMILLE DES MALYACÉES;

TRIBU DES MALYÉES.

S. caule ramosissimo ; ramulis complanatis ; foliis ovato -oblongis , serratis y pedunculis axillaribus ? brevissimis > i- multifloris ,* coccis 5-8, bi ari statis.

Sida carpinifolia, Linn.f. Suppi. 307.

Sida carpinifolia et bpacteolata, DC. Prodr. 1, p. 461.

Noms vulgaires : (en portugais) , Vassoura ; (dans la langue des Guaranis), Tupitcha. ,

Description. Sous - arbrisseau à tige très - rameiîse , cylindrique et presque glabre à la base, aplatie, légèrement canaliculée et pubescente à sa partie supérieure ; poils simples ou étoilés : rameaux semblables à la tige. Feuilles alternes,, ovales - oblongues, plus ou moins pointues au sommet, dentées en scie, longues de 1 à 2 pouces, larges de 5 à 10 lignes , presque glabres, parsemées, sur leur face supérieure , de quelques poils simples visibles à la loupe ; nervures proéminentes en dessous : pétiole long d’environ 1 ligne, pubescent. Stipules longues de 2 à 3 lignes, linéaires, très-étroites, aiguës, glabres. Fleurs axillaires, solitaires, géminées ou disposées en grappes courtes et fasciculées : pédoncules longs de 1/2 à 1 1/2 ligne, pubescents. Calice long de 2 lignes, campanulé, pubescent , à 10 nervures, fendu jusqu’au milieu en 5 segmens ovales, lancéolés, aigus, terminés par quelques poils en forme d’ alêne. Pétales

au nombre de 5, hypogynes, alternes avec les divisions du calice , un peu plus longs que lui, obovales, obtus, rétrécis en onglet, marqués de 9 nervures , glabres ; onglets soudés par leur base avec le tube antliérifère. Tube des étamines soudé à la base avec les pétales, en forme de colonne, divisé au sommet en un grand nombre de fîlamens : anthères réniformes , insérées par leur base, mobiles, très -glabres, s’ouvrant supérieurement par une fente demi - circulaire : pollen sphérique hérissé. Ovaire à 8 angles obtus, glabre, à 8 loges. Ovules solitaires dans chaque loge, pendans, attachés à l’angle interne. Styles au nombre de 8, soudés ensemble depuis leur base jusque vers leur milieu, libres au sommet, terminés chacun par un stigmate en forme de tête, glabres. Capsule entourée par le calice persistant, composée de 8 coques. Coques longues d’environ 1 ligne, convexes sur le dos, aplaties sur lesdeux faces latérales, terminées ausommetpar 2 pointes aiguës longues d’une 1/2 ligne, s’ouvrant entre ces deux pointes. Graines glabres, don1*la structure interne est telle qu’elle est indiquée dans le caractère générique. Le nombre des loges et des coques n est pas constant, mais'varie de 5 à 8 : ce dernier est le plus fréquent.

Localités. Rien n’est plus commun que cette plante dans les lieux oh furent jadis des forêts vierges. Elle croît mêlée au V erbenajamaïcensis sur le bord des chemins et auprès des habitations.

Usages. Les Brasiliens , surtout ceux de l’intérieur, n’ont point coutume de garder comme nous des balais. Quand ils veulent balayer leurs maisons, ils cueillent une poignée du^SW# carpinifolia , qu’ils trouvent partout en abondance, et delà est venue à cette espèce le nom de Vassoura (balais). Ses feuilles mâchées s’appliquent avec succès sur la piqûre des guêpes ; elles agissent dans ce cas comme émollient, et doivent leur vertu au mucilage abondant dans cette plante comme dans toutes celles delà même famille.

EXPLICATION DES FIGURES

j. Fruit. — 2. Axe autour duquel on a laissé 2 coques, l’une (b) entière, 1 autre (a) ouverte longitudinalement pour montrer la graine et son attache. 3. Graine coupée longitudinalement, et dont les deux moitiés ont été écartées : dans lune («) on voit l’embryon, dans l’autre (b) le périsperme.

ABUTILON COMESTIBLE.

FAMILLE DES MALYACÉES ;

TRIBU DES MALVÉES.

A. caule sujfruticoso , tereti, pilis subgriseis tomentoso ; foliis cordiformi- acuminati s , dentatis, supernb puberulis , subtus tomento sis ; floribus axillaribus, solitariis , purpureis.

Nom vulgaire : Bençao de Deos.

Description. Sous- arbrisseau à tige cylindrique, tomenteuse. Feuilles longues de 3-6 pouces, larges de 2-4 1/2 pouces , plus petites graduellement vers le haut de la plante , cordiformes , acuminées , dentées , parsemées d’un léger duvet en dessus , tomenteuses en dessous, présentant une nervure médiane et plusieurs autres transversales , toutes saillantes en dessous : pétiole long de 1-0 pouces, à peu près cylindrique, tomenteux. Stipules linéaireslancéolées , aiguës, tomenteuses, caduques. Pédoncules solitaires, ou au nombre de deux ou trois, axillaires ou placés latéralement, longs d’environ un pouce et demi, mais s’alongeant après la floraison , tomenteux, articulés et légèrement courbés un peu au-dessous du sommet. Galice long d’environ 4-5 lignes, en forme de cupule, fendu jusqu’au milieu en cinq segmens ovales et acummés, couvert d’un duvet tomenteux composé de poils courts, étoilés , très-serres. Pétales du double plus grands que le calice, onguiculés, à onglet très-glabre, à limbe large, à peu près elliptique, coupé un peu obliquement au sommet, légèrement pubescent, d un rouge plus ou moins foncé. Tube des étamines dépassant le calice, conique à la base, tubuleux dans le reste de sa longueur, glabre, marqué de

ABUTILON ESCULENTUM.

dix nervures rapprochées deux a deux, divisé au sommet en un grand nombre de iilamens portant chacun une seule anthère. Styles au nombre de dix, un peu plus courts que les étamines, soudés entre eux à la hase, distincts supérieurement, glabres, terminés chacun par un stigmate particulier. Ovaire globuleux, couveit au sommet de poils mous et couchés, à dix loges, renfermant chacune 3 ovules attachés à l’angle interne un peu au-dessous du sommet de la loge, et placés les uns au-dessus des autres. Capsule longue d environ quatre lignes , couverte d’un duvet tomenteux composé de poils étoilés, surmontée de io cornes, marquée profondément de 10 sillons, formée de io coques distinctes au sommet et soudées latéralement. Graines réniformes, comprimées, d un brun froncé, hispides, semblables, quant à leur structure interne , à celle des autres espèces du genre.

Localités. Cette espèce est commune aux environs de Rio de Janeiro. Elle fleurit au mois de septembre.

Usages. Les habitans du Brésil mangent les fleurs de cette plante cuites avec de la viande.

Observations botaniques. — § I. Caracteres du genre Ahutüon. — Calice simple, 5~Jide. Pétales au nombre de 5, hjpogynes , alternant avec les divisions du calice , souvent inéquilaléraux. T ube desétamines recouvrant l ovaire, divisé a sonextrémité supérieure enfilets nombreux, et portant quelquefois enmême temps des anthères au-dessous de son sommet. Ovaire à 5 loges ou plus , renfermant chacune le plus souvent 3 , quelquefois 4'9 ovules. Ovules attachés à l angle interne. Styles en meme nombre que les loges, plus ou moins soudés entre eux , terminés chacun par un stigmate en tête. Capsule entourée par le calice , composée de cinq coques ou plus soudées entre elles, s’ouvrant en haut et en dehors, quelquefois monospermes par avortement. Graines présentant intérieurement la meme structure que celles du genre Sida.

§ II. Division du genre Abutilon. — Lorsque Ton examine comparative-

ment les espèces du genre Abutilon, on s’aperçoit bientôt qu’elles peuvent être divisées en deux groupes naturels, fondés au premier aspect sur leur port et sur la grosseur comparative de leur fruit; et si, cherchant à pénétrer plus avant dans leur organisation intime, on coupe longitudinalement les loges des ovaires, on trouve constamment dans les uns 5 ovules, tandis que les autres en renferment de 4 à q. Dans toutes les espèces que nous avons analysées , le nombre des ovules était toujours en rapport direct avec la grosseur des fruits. Nous croyons donc qu’on peut se servir de ce caractère pour diviser le genre d’une manière commode, et les deux groupes que l’on forme ainsi sont d’autant plus naturels , qu’ils ne diffèrent pas de ceux qu’on pourrait établir sur le port et l’aspect extérieur des espèces. La première section, caractérisée par ses ovules au nombre de trois dans chaque loge, présente souvent des fruits vésiculeux ; elle ne se distingue donc du genre Bastardia qu’en ce que, dans ce dernier, les loges de l’ovaire sont toujours uni-ovulées.

EXPLICATION DES FIGURES

PL LI. — ï. Pistil. — 1. Ovaire, dont une des loges a été coupée longitudinalement pour montrer le nombre et l’insertion des ovules. — 3. Capsule vue en dessus , au moment de la déhiscence.

ABUT1L0N ESCULENTUM

Pi. LI

SPHÆRALCEA CISPLATINA.

SPHÆRALCE A DE LA PROVINCE CISPLATINE.

FAMILLE DES M ALVACÉES ;

TRIBU DES MALVÉES.

S. caule fruticoso , gracili ; foliis ovato -subtrilobis dentatis crenatisve , subtus tomentoso-in canis ; floribus axillaribus racemosis , secundis ; foliolis calycis exterioris setaceis, deciduis.

Nom vulgaire : Malvaîisco.

Description. Nar. & vulgaris (commune). Arbrisseau d’environ cinq pieds, à rameaux droits, grêles, glabres à la base, pubescens dans leur partie supérieure. Feuilles longues de 1-2 pouces, larges de 1/2-1 pouce, plus petites vers le sommet des rameaux, ovales , aiguës, obtuses à la base, 3 -lobées, à lobes latéraux très-petits, irrégulièrement dentées, pubescentes en dessus, tomenteuses , blanchâtres , et présentant des nervures saillantes en dessous : pétiole long de 6 lignes à 1 pouce , tomenteux , blanchâtre, légèrement canaliculé. Stipules longues de 4~6 lignes, un peu membraneuses, linéaires, aiguës, tomenteuses, caduques. Grappes axillaires, portées sur un court pédoncule, longues d’environ un pouce, courbées et légèrement étalées, présentant dans leur ensemble l’aspect d’une grappe terminale mêlée de feuilles. Fleurs déjetées d’un seul côté, rapprochées les unes des autres , pédicellées. Calice long de 4 lignes, en forme de cloche, divisé jusqu’ au-dessous du milieu en cinq segmens aigus , tomenteux, blanchâtre, muni à la base de trois folioles très - étroites et tomenteuses. Pétales obovales , à côtés inégaux, coupés obliquement au sommet et presque bilobés, très-glabres, légèrement ciliés des deux côtés à leur base, d’un rouge très-vif. LU. ï

Tube des Étamines cylindrique, couvert de poils longs et nombreux, divisé au sommet en nombreux iilamens glabres et couleur de pourpre : anthères glabres. Styles au nombre de i5-i8, soudés jusqu’au-dessus du milieu de leur longueur, glabres, terminés par un stigmate obtus. Ovaire globuleux , présentant à son sommet une dépression en forme d’ombilic, à i5 ou 18 lobes peu prononcés, à i5 ou 18 loges renfermant chacune trois ovules en forme de virgule, et insérés à l’angle interne. Capsule globuleuse , entourée du calice persistant, tomenteuse, blanchâtre, à i5 ou 18 coques longues d’environ 3 lignes , elliptiques , obtuses des deux côtés. Graines au nombre de ï ou 2 dans chaque coque, à peu près ré ni formes , brunes et parsemées de quelques poils très-courts.

U ar. /3. cpiercifolia (à feuilles de chêne).

Cette variété se distingue à ses tiges plus étalées, à ses feuilles plus longues, en forme de coin à leur base, obtuses légèrement crénelées.

Localités. La variété a est commune dans la partie occidentale de la province Cisplatine. Elle fleurit en Décembre et Janvier. La variété /3 croît dans les lieux humides auprès du ruisseau nommé Arroio de las Viboras , dans la même province que la précédente, et fleurit à la même époque.

Usages. La décoction du S phœralcea cisplatina est administrée avec succès dans les maladies de poitrine. On peut regarder cette plante comme remplaçant, pour les habitans dela province Cisplatine, la guimauve , employée si souvent parmi nous dans les catharres pulmonaires et les inflammations de toute espèce.

Observations botaniques. — § 1. Caractères du genre Sphceralcea . — Calice double; V extérieur à trois f olioles , caduc ; V intérieur 5-fide , plus long, persistant. Pétales au nombre de 5 , alternant avec les segmens du calice inté-

rieur, tronqués obliquement et presque bilobés. Tube des étamines plus court (/lie les pétales , enforme de colonne , divisé au sommet en nombreux filets portant chacun une seule anthère. Ovaire formé d’un grand nombre de loges ( 1 5-20 ) contenant chacune 3 ovules attachés a l’angle interne. Styles en même nombre que les loges, soudés inférieurement , libres au sommet, terminés chacun par un stigmate en tête. Capsules globuleuses , marquées au sommet d une depression enforme d’ombilic , composées d’un grand nombre de coques vèrticillées autour d’un axe central, se séparant intérieurement en deux valves, souvent 1-2 spermes par avortement. Graines péntropes , rénif ormes , semblables, quant a leur structure interne , à celle des autres Malvées.

§ il. Sur la division du genre Malva. — La plupart des espèces du genre Malva des auteurs, présentent des graines solitaires et ascendantes : elles continuent à former pour nous ce genre; mais nous croyons devoir en séparer quelques autres à loges polyspermes. Dans les unes, qui sont des herbes rampantes, chaque loge renferme deux graines, et entre les graines s’interpose transversalement un appendice partant du dos de la loge, et fermé par le reploiement de ses deux valves auxquelles il est intermédiaire : Moench avait fait d’une de ces espèces le genre Modiola que nous adoptons. D’autres enfin ont plusieurs graines (5 en général) dans chaque coque; ces coques sont nombreuses, forment par leur réunion un fruit globuleux ou ovoïde et non déprimé, et s’ouvrent en deux valves par une suture dorsale avant de se séparer les unes des autres : elles forment notre genre Sphceralcea , auquel appartient la plante que nous venons de décrire. Remarquons une correspondance assez singulière entre ces divisions et celles que nous avons adoptées pour le genre Sida des auteurs; en effet, ce qu’étaient relativement au Sida, le Gaya et XAbutilon, le Modiola et le Sphceralcea le sont absolument parrapport au Malva.

EXPLICATION DES FIGURES

i . Pistil. — 2. Section transversale de l’ovaire. — 3. Capsule avec le calice persistant.

4- La même, dont le calice est coupé verticalement, de manière à montrer 1 intérieur d un ■ loge avec scs trois grains et la colonne centrale.

PÀYONIA DIURETICA.

PAVONIA DIURÉTIQUE.

FAMILLE DES MALVACÉESJ

TRIBU DES MALVÉES.

P. Foliis cordato -acuminati s , dentato-serratis , utrinque velutinotomentosis y pellucido -punctatis ; floribus axillaribus y solitariis, sulfureis y calyce exteriore 6-7 -phy Ilo , interiore breviore, coccis angulosis, apice mucronulatis .

Description. Tige frutescente, couverte, principalement au sommet, d’un duvet tomenteux. Feuilles longues d’environ 2 pouces, larges de i5 lignes, cordiformes, dentées en scie, plus ou moins acummees, marquées de quelques points translucides, pubescentes et couvertes d’un duvet serré qui leur donne l’aspect du velours, molles, blanchâtres et munies de nervures proéminentes en dessous : pétioles longs, pubescens ou légèrement tomenteux. Stipules longues de 2-21/2 lignes, très -étroites, pubescentes. Pédoncules axillaires, solitaires, longs d’un à deux pouces, articulés audessous du sommet, pubescens. Calice extérieur d’un quart plus long que l’intérieur, pubescent, divisé jusqu’à la base en 6-7 lobes lancéolés, aigus, marqués de 5 nervures ; l’intérieur pubescent, fendu jusqu’au-dessous du milieu en cinq segmens ovales-lancéolés, aigus. Pétales longs de 9-12 lignes, très-entiers, légèrement velus, marqués de nervures, couleur de soufre, amincis à la base en un onglet cilié des deux côtés. Tube des étamines long d’environ 6-7 lignes, très-glabre, glanduleux au sommet, portant dans toute sa longueur des filamens très -nombreux , les inférieurs stériles et couleur de pourpre, les supérieurs fertiles et d’un rouge moins foncé : anthères très-glabres , d’une couleur plus pâle. Styles soudés ensemble jusqu’aux deux tiers de leur longueur, très -glabres , fléchis LUI. ï

en dehors dans leur partie libre, terminés chacun par un stigmate en tête. Ovaire à peu près globuleux, présentant cinq lobes peu prononcés, légèrement pubescent au sommet, à cinq loges uniovulées : ovule attaché à l’angle interne , ascendant. Capsule entourée du calice persistant, presque orbiculaire, amincie à la base et légèrement comprimée au sommet : coques adhérant entre elles et avec la columelle avant leur déhiscence, longues d’environ ï 1/2 ligne, marquées sur le milieu du dos d’une suture longitudinale. Graines longues d’environ une ligne, 3-gones , amincies vers la base, obtuses au sommet, aplaties sur les bords, convexes sur le dos, légèrement et irrégulièrement striées.

Localités. On trouve cette espèce dans les champs de la partie occidentale et déserte de la province de Minas Geraes , vulgairement appelée Certaô. Elle fleurit en Septembre et Octobre.

Usages. Cette plante passe pour diurétique; sa décoction est administrée à l’intérieur. Les propriétés communes à toutes les Malvacées nous portent à croire qu’elle agit comme émollient, et sous ce rapport son emploi peut être conseillé avec succès dans les ischuries occasionées par l’inflammation de la vessie ou des voies urinaires.

Observations botaniques. — § I. Caractères du genre Pavonia. — Calice double; V extérieur composé de 5 ou d’un plus grand nombre de folioles, disposés sur un ou sur deux rangs ; l’intérieur divisé jusqu’au milieu en cinq segmens. 5 Pétales alternant avec les segmens du calice intérieur , inéquilatéraux , quelquefois réunis en un tube. T übe des étamines en forme de colonne, nu et quinq ué-denté au sommet, portant dans sa longueur des filets plus ou moins nombreux et terminés par une seule anthère. Ovaire a 5 loges , renfermant un seul ovule ascendant. Style inséré entre les lobes de l’ovaire, divise au sommet en 5 filets terminés chacun par un stigmate en tête. Capsule composée de 5 coques , alternant le plus souvent avec les segmens du calice

intérieur, tantôt anguleuses et soudées ensemble par les côtés, tantôt obovales et n adhérant qu’a l’axe central , se séparant le plus souvent en deux valves. Graine obtuse au sommet , amincie à la base et légèrement échancrée antérieurement un peu au-dessus d’elle. Funicule soudé à l’échancrure de la graine. Ombilic et Chalaze regardant l’axe de la capsule. Tégument propre, Périsperme et Embryon semblables a ceux des autres Malvées.

§ II. Affinités spécifiques. Le Pavorua diuretica a degrands rapports avec le P. Mulisii Kunth ; mais il s’en distingue facilement à ses tiges tomenteuses, non couvertes de poils mous et nombreux; à ses feuilles plus petites, moins acuminées, portées sur des pétioles du double plus longs; a ses fleurs deux fois plus grandes, etc.

EXPLICATION DES FIGURES

ï. Sommet du tube antliérifère avec les dernières étamines. — a. Pistil, dont on voit l’ovaire coupé transversalement. — 3. Une coque isolée vue de côté. —4- Coque coupée longitudinalement, de manière à montrer la graine dans sa position naturelle.

Page 1