‹ Plantes usuelles des BrasiliensChapitre 8 sur 23 · X° VI · texte numérisé non relu

X° VI

On voit, d’après cette description , que le genre Cephaelis ne différé guère des Psychotria que par son inflorescence ; et comme les caractères fournis par la fleur même sont les plus importans, il est clair que l’on doit, comme l’a pensé M. Kunth, ne point éloigner les Cephaelis des Psychotria, et des Coffea.

L’abbé Yellozo de Villa Rica dit dans ses manuscrits qu’il arrive quelquefois que les étamines du Cephaelis Ipecacuanha sont sortantes : si cela est , comme je n’ai aucun sujet d’en douter, on trouvera dans cette observation une raison de plus pour effectuer la réunion déjà proposée par M. de Jussieu du Carapichea. Aub. au genre Cephaelis.

Les Ipecacuanha connus dans le commerce sous les noms d ’/. brun, gris-brun et gris-rouge y n’appartiennent pas même à des variétés botaniques. Ce qui le prouve jusqu’à la dernière évidence , c’est que M. Lemaire Isancourt, phar macien très -habile , a trouvé parmi différens pieds de Cephaelis Ipecacuanha que je lui avais remis , des individus chargés tout à la fois de racines qu’il aurait fallu rapporter aux diverses variétés citées plus haut.

Observations botaniques générales. Je dis dans ma description générique que les deux ovules des Cephaelis sont attachés à la base de la cloison et ascendans. Ce n’est pas aux seuls Cephaelis qu’appartient ce caractère. Je me suis assuré par une multitude de dissections qu’il existe dans les Spermacoce y Psychotria y Richardsonia , Coffea, etc., et en général dans toutes les Ru biacées a feuilles opposées , où les loges de l’ovaire sont monospermes , soit que cet ovaire se change en un fruit charnu , soit qu’il devienne un fruit capsulaire. Cette espèce de loi trouve à peine une ou deux exceptions.

EXPLICATION DES FIGURES

i. Fleur grossie. — 2. Calice id. a. nectaire. — 3. Fleur ouverte où l’on voit les étamines. — 4- Portions du style et ses dtux divisions stigmatiques.

Page 1