et sqq
6. 4885: λέγεσθαι δ᾽ οὖν, © μακάριε, ἐῶμεν, ἵνα un ὄφλωυεν, ὥσπερ οἱ ἐν Αἰγίνῃ γύχτωρ περιίοντες ὀψὲ ὁδοῦ, καὶ ἡμεῖς ἐπὶ τὰ πράγματα δόξωμεν αὐτῇ τῇ ἀληθεία οὕτω πως ἐληλνθέναι ὀψιαίτερον τοῦ δέοντος.
probablement altérée, il se peut qu'elle vise un simple À s règlement de police, ou même une coutume qu'au- je δ΄ raient eue les Éginiens d'accueillir avec un rire malicieux leurs concitoyens qui rentraient trop tard au logis !.
IL n'y a, semble-t-1l, que deux remarques à faire sur la date approximative du Cratyle. Premièrement, à la page ᾿ :05°, Platon parle assez clairement de la doctrine des | Pythagoriciens; il est donc probable qu'il avait eu déjà Η͂ Σ quelque occasion de les rencontrer. En second lieu, les | Barbares, dans le Cratyle, sont traités à peu près avec } les mêmes égards que les Athéniens ? : ce qui se maintient d ee: dans le Banquet, la République, le Phédon et les autres | dialogues ultérieurs. Il en va différemment du Protago- 4 ras au sens duquel Athènes est « le Prytanée de la Sagesse » ὃ, et du Gorgias où cette ville nous apparaît ᾿ comme le sanctuaire de la liberté de la parole ὁ. Ce chan- : gement de conception ne peut guère s'expliquer que ‘par les voyages que fit Platon après la mort de son maitre, d’abord à Mégare, puis à Cyrène et en Égypte, enfin à Tarente et à Syracuse; ce qui reporterait la date du Cratyle aux environs de 3990 5. Ë
On a, sur le Banquet, quelques données d’un caractère plus précis. Il est dit dans ce dialogue : « maintenant, à cause de notre perversité, nous avons été divisés par le -
. V. STALLBAUM, Loc. cit., p. 200.