‹ PlatonChapitre 110 sur 286 · ONE · texte numérisé non relu

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mer ainsi les autres animaux 1. Sur l’ordre du « dieu des « dieux », les astres, de leur côté, prennent le principe « immortel de l’animal mortel », empruntent au monde « des parties de feu, de terre, d’eau et d’air », assemblent ces divers éléments avec des chevilles, y disposent les cercles de l'essence éternelle et construisent de cette sorte les corps particuliers ?. Évidemment, il n'y a là que des fictions symboliques : ce sont là des mythes dont Platon se sert à la manière des poètes, pour exprimer ce qu'il regarde comme intraduisible en termes réels.

On peut même définir assez nettement jusqu'où va le mythisme du Timée touchant le rapport métaphysique du Démiurge et de la nature. Platon, dans ce dialogue, distingue trois espèces d'’âmes humaines : l’une qui siège dans la tête, « comme dans une acropole »; l’autre qui réside dans la poitrine; la troisième qui se situe au-dessous du diaphragme*. Et cependant, on le sait par ailleurs et de la facon la plus expresse : ces trois âmes ne sont pas montées « comme des chevaux de bois » ; en réalité, elles vont se souder en un seul principe et ne font qu’un“. Platon, dans ce cas, met des distinctions radicales où la nature n’a fait que des distinctions de modes. Il y ἃ quelque chose d’analogue en la manière dont le Timée nous présente les relations du Démiurge avec l’âme du monde, de l’âme du monde avec celle des astres, de celle des astres avec les âmes particulières. Conformément au procédé dominant de cette œuvre, Platon y grossit les diverses dégradations de l'être psychologique jusqu’à les convertir en autant de substances : il imagine des âmes

LPrau. Tant; 411-455,

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