‹ PlatonChapitre 119 sur 286 · PLaT., Lois, X, 893°-89%° ; — Cf. Phædr · texte numérisé non relu

PLaT., Lois, X, 893°-89%° ; — Cf. Phædr

Platon? On ἃ des raisons solides de le conclure. C'est ce qui résulte de l'esprit du Philèbe et du dixième livre des Lois : c'est ce que le Timée suppose plus nettement encore. Ce dialogue nous représente le « Père du Monde » comme l’auteur des dieux, et les dieux eux-mêmes comme les auteurs des âmes particulières : ce qui indique assez clairement que tout se ramène à l'unité d'une seule et même cause, Platon a d’ailleurs sur ce sujet des expressions significatives : à son sens, Dieu est «celui quia engendré le monde », « le gouverneur du Tout » et « notre roi » ! ; vers la fin du Critias, il l'appelle « le Zeus des dieux? ». Et cette manière de dire est parfaitement conforme aux idées dominantes de sa cosmologie. D’après lui, le monde est unique ; d'autre part, 1l doit être aussi le meilleur possible. Or, qu'y a-t-il de meilleur pour un tout? C’est de n'avoir qu'un chef. « La polyarchie n'est pas bonne, écrira plus tard Aristote en se servant des paroles d'Homère; qu'il n'y ait qu'un gouverneur ÿ. » Cette formule traduit aussi la pensée de Platon.

La notion de Dieu que l’on a formulée, nous permet également de déterminer les relations qu'il soutient soit avec les « idées », soit avec le monde.

En tant que pensée, Dieu procède du « bien » parallèlement aux « idées » : à cet égard, il en est, ainsi qu'elles, l'effet direct et immanent, Comme âme, 1] procède à la fois de la pensée elle-même et des « idées » ὁ. C’est donc

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