‹ PlatonChapitre 121 sur 286 · PR M NS TU · texte numérisé non relu

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ὟΝ 1. PLAT., Men., 99°-100°; — Phædr., 544-545; — Tim., 714-12". — Cf. Ἂ Bang., 201%, 208".

Ἵ 2. Spinoza avait une manière approchante d'expliquer la divination : à % son sens, nous sommes toujours obcurément avertis de notre mort; et nous ἢ pouvons l'être aussi de la mort des autres, dont nous portons pour ainsi Ἢ dire l'âme dans notre âme (Lettres. 17, VAN VLOTEN, II, 246, La Haye, 1895 >? UE P. L. Coucuoun, Benoit de Spinoza, p. 42, Alcan, Paris, 1902 (Collection δ ᾿ des Grands Philosophes).

& 3. On trouve dans le Phèdre (2464) le passage suivant : ἀθάνατον δὲ 2 οὐδ᾽ ἐξ ἑνὸς λόγου λελογισμένου, ἀλλὰ πλάττουεν οὔτε ἰδόντες οὔθ᾽ ἱχανῶς νοήσαντες 7 θεόν, ἀθάνατόν τι ζῶον, ἔχον μὲν ψυχήν, ἔχον δὲ σῶμα, τὸν ἀεὶ δὲ χρόνον ταῦτα É ξυμπεφυχότα. Mais, comme l’observe Srazus. (vol. IV, sect. 1, p. 81), le sens 5 de ce texte est loin d’être clair. Le langage de Platon est-il mythique en cet

endroit, ou didactique? On ne le discerne pas avec netteté : le mot πλάττομεν paraît même indiquer que le premier de ces deux sens est le vrai; d'autant que cette expression vient en opposition avec les deux formes de la connaissance rationnelle, à savoir l'intuition (ἰδόντες) et la déduction (οὐδ᾽ ἐξ ἑνὸς λόγου λελογισμένου... νοήσαντες θεόν). De plus, la nature de l'union en vertu de laquelle Dieu est éternellement lié à un corps, ne se trouve pas définie.

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la question sans la résoudre; et le Timée, en un tel problème, ne peut guère avoir qu'un sens mythique, suivant ce que l'on ἃ dit un peu plus haut'. Le seul moyen d’éclaircir le sujet, c’est de recourir à l’idée que Platon se fait de l'union de l’âme humaine avec son corps : d’après lui, la mort est la séparation de ces deux termes; et la vie elle-même doit consister principalement à préparer ce divorce final. Il serait bien étonnant que cette indépendance à laquelle notre âme peut s'élever, Dieu ne l’eût pas par essence; c’est librement, sans doute, qu'il « circule » ? à travers la matière immense pour lui communiquer le mouvement et l'harmonie qu’elle n’a point d'elle-même.

Supérieur à toute espèce d'indigence, Dieu n’a pu faire le monde que par amour. « 1] était bon; et celui qui est bon, n'a aucune sorte d'envie : voilà pourquoi 1] a voulu que toutes choses fussent, autant que possible, semblables à lui-même. Quiconque, instruit par des hommes sages, admettra ceci comme la raison principale de l’origine et de la formation de l'univers, sera dans le vrai. » C'est aussi par amour que Dieu gouverne le monde; et

la loi qu'il suit dans la direction de son œuvre, est en-

core la même, à savoir l’idée du meilleur : sa providence s'étend de l’ensemble jusqu'aux plus infimes détails, mais sans cesser jamais de subordonner la partie à l'intérêt du Tout.

« Toi-même, chétif mortel, si petit que tu sois, tu entres pour quelque chose dans l’ordre général et tu t'y rapportes sans relâche. Mais tu ne vois pas que toute

1. A la page 30°, on trouve dans ce dialogue les paroles suivantes, qui se rapportent à l'âme du monde : .... τόνδε νοῦν μὲν ἐν buy, ψυχὴν δὲ ἐν σώματι ξυνιστὰς τὸ πᾶν ξυνετεχταίνετο. Maïs ce texte ne précise pas non plus la nature de l’union que soutiennent le mental et le physique au sein du tout.

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