Id., Rep., I, 379b
rant, mais ne purent non plus le dominer, tantôt entrainés, tantôt entrainant à leur tour : de telle sorte que l'animal tout entier était agité sans ordre ni mesure, au gré du hasard, par les six mouvements [de l'âme] »... Ces troubles « arrètèrent entièrement par leur tendance contraire le mouvement du même, l’empêchèrent de poursuivre et de terminer sa course, et introduisirent le désordre dans le mouvement du divers! ». De là nos méprises et nos ignorances; de là nos passions et nos vices : ce qui produit la plupart des hontes et des infortunes dont la terre est affligée. La matière brute elle-même ne se laisse pas entièrement réduire aux lois de l'harmonie; 1] y reste des inachèvements qui se font sentir jusque dans la forme et le cours des astres. Et de ces anomalies résulte un certain défaut d'adaptation entre l’homme et son milieu qui est une autre source d’inévitables souffrances?. Les indigences de « l'infini », voilà d’où vient le mal. Encore n’en sont-elles que la cause obvie et directe; 1] ἃ sa raison de fond dans le principe même de l'être. Il faut que le monde soit parfait. Or 1] ne peut atteindre sa perfection qu'à condition de réaliser dans son unité le plus de variété possible. Le monde ne se conçoit que comme une série infinie de dégradations infimes : ce qui suppose la matière. Le mal a sa racine dans le Bien. « Il ne cessera pas, ὁ Théodore; car c’est impossible. Le bien aura toujours son contraire : ainsi le veut la nécessité. Sans doute, le mal ne siégera jamais parmi les dieux; mais cette nature mortelle et cette région de l’univers, 1] les enveloppera toujours“. » Le meilleur
L'PEAT:, Tim, 4324,