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choses en tant qu'elles sont ou ne sont pas; le « cœur », qui est un désir inné de l’ordre moral ou bien pratique, mais qui, étant irréfléchi de sa nature, peut manquer de mesure ou d'à propos; le « goût des plaisirs » physiques, tels que ceux du manger, du boire et de la reproduction !.
A son tour, « la partie rationnelle ? » se divise en deux puissances secondaires, dont la première est le facteur de la science ; et la seconde, le facteur de l'opinion ὃ. Ces deux puissances elles-mêmes supposent l’une et l’autre la sensibilité, considérée comme aptitude à percevoir les données empiriques; elles y trouvent leur point de départ commun. À « la partie rationnelle » se rattache également le pouvoir de délibérer sur « le meilleur et le pire », ce que Platon appelle déjà τὸ βουλευτιχόν. Car délibérer, c’est chercher le pour et le contre, c’est peser des motifs : délibérer, c'est « syllogiser » #.
De son côté, «le cœur ὅ » peut revêtir deux formes. Tantôt il se porte directement vers « le bien et le beau »; tantôt il lutte contre les obstacles qui s'opposent à leur réalisation ὅ : il est concupiscible ou irascible, comme on le dira plus tard d'une facon plus didactique.
1. PLaT., Rep., 1V,4362, 439°-441° ; VI, 504* ΙΧ, 571%-572*, 580-581»; 588c- 589° {mythe de l'homme, du lion et du monstre aux cent têtes); — Phædr., 2462-b (les coursiers et le cocher); 2531-e (description des coursiers); 2374 (ici la division est binaire; mais il est probable que 1᾽ ἐπιθυμία est entendue au sens large et comprend implicitement le θυμός).