‹ PlatonChapitre 132 sur 286 · To λόγον ἔχον, τὸ λογιστιχόν · texte numérisé non relu

To λόγον ἔχον, τὸ λογιστιχόν

3. PLAT., Rep., V, 4774- : Δεῦρο δὴ πάλιν, ἦν δ᾽ ἐγώ, ὦ ἄριστε, ᾿Επιστήμην πότερον δύναμίν τινα φὴς εἶναι αὐτήν, ἢ εἰς τί γένος τίθης ; Εἰς τοῦτο, ἔφη, πασῶν γε δυνάμεων ἐῤῥωμενεστάτην᾽ τί δέ; δόξαν εἰς δύναμιν ἢ εἰς ἄλλο εἶδος οἴσομεν ;

4. Id., Ibid., IV, 439c-à, 441* ; — Lois, I, 644° : ἐπὶ δὲ πᾶσι τούτοις λογισμός, ὃ τί ποτ᾽ αὐτῶν ἄμεινον ἢ χεῖρον: V, 734° : ἡμῖν δὲ ἡ βούλησις τῆς αἱρέσεως τῶν βίων οὖὐχ᾽ ἵνα τὸ λυπηρὸν ὑπερθάλλῃ; IX, 8672,

6. PLaT., Rep., IV, 439ε.4404: ΙΧ, 572", 5815 : εἰ οὖν φιλόνειχον αὐτὸ xai φιλότιμον προσαγορεύομεν, ἢ ἐμμελῶς ἂν ἔχοι; ἐμμελέστατα μὲν οὖν.

Quant au « goût de la jouissance » !, on ne le peut désigner que par ses modalités dominantes, tant 1] est ondoyant et divers : c’est « un monstre garni de têtes » et « capable de les faire naître et de les changer à son gré » ?.

Les émotions ne requièrent pas une puissance à part. Ce sont des « épiphénomènes » qui résultent des facultés précédentes et ne sont que [6 stade ultime de leurs opérations : les actions et 165 passions notables de l’âme se traduisent toutes en plaisir ou en douleur, en joie ou en tristesse *.

Platon n’est pas arrivé dès l’abord à cette classification trinaire. C’est au quatrième livre de la République qu'il l’énonce pour la première fois en termes formels. L'auteur de la Grande morale observe que Platon divisait « l’âme en parties rationnelle et irrationnelle » #. De fait, il s’en est tenu très longtemps à cette manière de voir toute socratique.

De plus, cette classification une fois trouvée, il a modifié l’importance respective des éléments qu’elle contient. « Chacun, dit-il dans le premier livre des Lois, porte au dedans de soi-même deux conseillers opposés l’un à l’autre et dépourvus de sagesse, qu'on appelle le plaisir et la douleur... Il faut ajouter le pressentiment du plaisir et de la douleur à venir, auquel on donne le nom commun d'attente : l'attente de la douleur se nomme proprement crainte, et celle du plaisir, espérance”. » Ici, ce n’est plus, comme tout à l’heure, l'aspect appétitif qui domine; mais bien l’aspect émotif. Ailleurs, dans la suite du même

2. PLarT., Rep., IX, 580°, 588° et sqq.; — Phædr., 2575 2985:

Page 1