V. LuTosLAwWSKI, Loc. cil., pp
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part, l’on ἃ des raisons sérieuses de croire que la composition du Phèdre précéda la mort de Lysias qui eut lieu en 378. Car le discours de ce rhéteur, dont Socrate et son jeune ami vont faire la lecture sur les bords de l'Ilissus, doit être authentique. Autrement, Platon aurait fait la critique de son œuvre à lui : ce qui ne parait nullement vraisemblable 1. Ce discours était probablement l’un de ces exercices oratoires auxquels s’adonnaient les logographes, à l'exemple de Polycrate, et qui venait de paraître. Grâce à ces calculs ingénieux, la publication du Phèdre se trouverait comprise entre deux limites assez rapprochées. Chose curieuse! Teichmüller, sans connaitre d’ailleurs l’étude de W. H. Thompson, est arrivé aux mêmes résultats?. Mais j'avoue, pour mon compte, que ni le critique anglais ni le critique allemand ne réussissent à produire la certitude; leur raisonnement ne donne qu'une probabilité.
Il paraît bien d'un autre côté que le Phèdre est postérieur au Phédon. N’aurait-on, pour l’affirmer, que la différence de leurs notes stylistiques, cette raison suffirait. Le Phédon marque l'apogée des ὥσπερ : il y en a 80 sur 88 pages de la petite édition Tauchnitz; et l’on n'y trouve pas de χαθάπερ. 1] contient d’ailleurs 7 ὡς ἀληθῶς, 14 τῷ ὄντι, et ne donne que 3 τε ou τε... τε; les ἀληθῶς et les ὄντως ne s y montrent pas encore. Le Phèdre n’a que 24 ὥσπερ Sur 70 pages de la même édition et fournit déjà k καθάπερ. On n y rencontre plus que 5 ὡς ἀληθῶς et 7 τῷ ὄντι. Par contre, 1l y ἃ déjà dans ce dialogue 5 ὄντως et 92 τε Où τε... τε. Peut-être l’éclosion subite de cette dernière particule est-elle favorisée par 16 sujet dont traite l’auteur et la forme mythique qu'il lui ἃ donnée. Mais sa