‹ PlatonChapitre 207 sur 286 · PLAT., Rep. II, 359c · texte numérisé non relu

PLAT., Rep. II, 359c

clure, ce semble, qu'il est aussi plus aimé des immortels »!.

I n'y ἃ de réel et d'utile, il n'y ἃ de juste que la force. C'est ce que les faibles eux-mêmes ont compris. Ils se sont groupés pour l'emporter dans la lutte; et, une fois parvenus à leur fin, 115 ont voté des lois qu'on a décorées du beau nom de justice, mais qui ne sont en définitive que la puissance du nombre, c’est-à-dire une autre forme de la force.

Platon ne se laisse pas séduire à cette argumentation, si fortement qu'elle représente le trait dominant de la vie : au droit de la nature il oppose celui de la raison, qui est faite pour gouverner la nature.

Le bonheur est le premier des biens et celui dont tous les autres empruntent leur valeur ?. Il faut donc qu'il soit respecté; autrement, la vie n'aurait plus aucun sens, elle ne serait même pas possible. Mais dire que le bonheur commande le respect, c'est affirmer implicitement que l'individu ne peut être inquiété ni dans sa vie, n1 dans son honneur, ni dans la possession de ses biens ou tout au moinssa participation aux biens publics ; car ce sont là autant de conditions en dehors desquelles nul ne saurait être heureux “.

De l’idée du bonheur découle toute une série d’inviolabilités personnelles : il y a un droit civil.

Mais ce droit ne peut ètre efficace par lui-même; considérés à l’état indépendant, les hommes n'ont ΠῚ assez d'intelligence ni assez de bonté pour en tenir compte. I] ne devient effectif que par le concours d'une contrainte supérieure qui s'impose à tous les individus : la société

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