‹ PlatonChapitre 208 sur 286 · V. plus haut, p · texte numérisé non relu

V. plus haut, p

3. PLaT., Lois, X, 905° : d’après ce passage, ôtez la justice divine, il n'y a plus de bonheur possible ; et dès lors, la vie ne se comprend plus : ἥν τις μὴ γιγνώσχων οὐδ᾽ ἂν τύπον ἴδοι ποτέ, οὐδὲ λόγον ξυμόδάλλεσθαι περὶ βίου δυνατὸς ἂν γένοιτο εἰς εὐδαιμονίαν τε καὶ δυσδαίμονα τύχην.

4. Id., 1bid., VIII, 829" : Τοῖς δὲ εὐδαιμόνως ζῶσιν ὑπάρχειν ἀνάγχη πρῶτον τὸ μήθ᾽ ἑαυτοὺς ἀδιχεῖν μήτε ὑφ᾽ ἑτέρων αὐτοὺς ἀδιχεῖσθαι.

LE BIEN MORAL. A Ur

est d'institution nécessaire !. Or que suppose-t-elle? le pouvoir d'édicter un système de lois dont chacune se présente elle-même comme une restriction des volontés individuelles au profit de l'intérêt général ?.

Il faut que la société soit; et la société ne peut être qu'il n’en dérive tout un ensemble d’exigences à l'égard des particuliers : il y a un droit politique.

Le droit existe donc, et sous deux formes. Mais alors, il faut aussi que le devoir existe; car il en est comme l’envers. Et, qu'est-ce que le devoir? sinon l'obligation morale elle-même.

On peut aller plus loin sans sortir de la pensée de Platon. Le caractère impératif de la loi morale ne vient pas seulement du rapport que nos actions soutiennent avec notre bonheur et celui des autres; il se fonde aussi et plus encore sur la perfection même de Dieu. Dieu veut le meilleur; 1l le veut avec une persévérance indéfectible et passe l'éternité à le réaliser dans le monde. Or le meilleur consiste en ce qu'il y ait le plus de bonheur possible; et le moyen qui mène à cette fin universelle et suprême, ce nest pas seulement l’ordre physique, c’est aussi et principalement l’ordre moral. Dieu veut done, et par-dessus tout, l'harmonie des volontés dans la justice : 1] impose de son chef le respect du bien*?. C’est là ce que Platon désire inculquer dans les âmes en disant à diverses reprises que nous sommes « la propriété de Dieu », qu'il s'occupe de nous et scrute nos pensées les plus intimes, qu'il est « l’ami du juste » et « l’ennemi du

1. PLAT., Euthyd., 291-2992c; — Lois, IV, 713°-714r; IX, 8742-8756» : … προῤῥητέον δὴ..., ὡς ἄρα νόμους ἀνθρώποϊς ἀναγχαῖον τίθεσθαι xai ζῆν χατὰ νόμους, ἢ μηδὲν διαφέρειν τῶν πάντῃ ἀγριωτάτων θηρίων - À δὲ αἰτία τούτων ἥδε, ὅτι φύσις ἀνθρώπων οὐδενὸς ἱχανὴ φύεται, ὥστε γνῶναί τε τὰ συμφέροντα ἀνθρώποις εἰς πολιτείαν καὶ γνοῦσα τὸ βέλτιστον ἀεὶ δύνασθαί τε χαὶ ἐθέλειν πράττειν...

2. Id., Hipp. maj., 2848:-. --- Politic., 296-297"; — Lois, I. 0864: IV, 718"-

715; XIL, 757c-4.

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