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pandu des parfums sur sa tête et l'avoir couronné de bandelettes »1,
À la poésie se rattache la musique, qui en est comme l’achèvement; et Platon la juge, au nom du même principe, avec la même sévérité.
Il convient d’exclure les modes lydien et ionien; car ils expriment le plaisir et la mollesse. On peut admettre, au contraire, les modes dorien et phrygien : le premier imite le ton et les mâles accents de l’homme de cœur qui, jeté dans la mêlée ou se trouvant aux prises avec le malheur, reçoit de pied ferme et sans plier les assauts de la fortune ennemie; le second nous le représente dans les joies de la paix, pieux, bienfaisant, modéré et content de ce qui lui arrive?.
Réduite à ce degré de simplicité, la musique n'aura que faire des triangles, des pectis et même de la flûte; on ne gardera que la lyre, Le luth et les pipeaux ὃ.
Les Lois sont un peu moins austères. Platon y permet la tragédie et la comédie, mais à deux conditions : on gagera pour ces imitations des esclaves ou des étrangers; et toutes les pièces devront passer par la censure. « Enfants des muses voluptueuses, montrez d'abord vos chants aux magistrats, afin qu'ils les comparent avec les nôtres »; car nous sommes nous-mêmes des poètes; et « notre république n’est qu'une imitation de la vie la plus belle et la plus vertueuse, imitation que nous regardons comme la tragédie véritable » 4.
En cet endroit, Platon ne dit rien de particulier sur la nature et les inconvénients de la tragédie; par contre, il a sur la comédie une pensée nouvelle qu’il est bon de