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la notion du « manque » et de « l'excès » qu’'Aristote développe dans son Éthique à Nicomaque. Cette acuité d'esprit ne va pas sans un certain effort; on peut même dire que Platon ne réussit pas ici à maîtriser complètement sa pensée. Le mythe de χρόνος est sinueux et d’une longueur excessive. Il en va de même pour l'exemple du tisserand; d'autant qu'il s’y ajoute une théorie de l’exemple qui s’étaie elle-même sur un autre exemple. Platon sent d’ailleurs ce qu'il y ἃ de tortueux et de languissant dans cette manière; et 1] essaie de la justifier 1, Mais 1] ne fait par là que compliquer encore la trame du discours. On se demande, malgré soi, s'il n'y aurait pas déjà dans ces méandres quelques légers symptômes de fatigue intellectuelle.
Le Théétète, le Sophiste et le Politique forment donc une sorte de trilogie?. A cette trilogie devait s'ajouter un quatrième dialogue intitulé « Le Philosophe ». C’est ce qui nous est annoncé dans le Sophaste d’abord°, puis dans le Politique#. Mais « Le Philosophe » n'a jamais paru
La question de la place à donner au Parménide ne se pose pas; car ce dialogue ne paraît pas être de la main de Platon. C’est l'impression que l’on éprouve en le lisant ; et plus on l’étudie, plus elle grandit.
On ny trouve nulle part ce sentiment profond de l'idéal, ce besoin de fiction poétique, cette richesse de coloris, cette souplesse et cette variété qui éclatent à chaque instant et souvent de la manière la plus imprévue dans les autres dialogues de Platon, même dans ses