‹ PlatonChapitre 235 sur 286 · Id., Rep., HI, 401c · texte numérisé non relu

Id., Rep., HI, 401c

5. Voir, pour l'identification de la chorée avec l’enseignement primaire : Lois, 11, 653°-654*, 672°.

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La dialectique est, comme on l’a vu plus haut, la science des idées et par là même la recherche de « l’inconditionnel ».

Quant à la chorée, Platon ἃ deux manières un peu différentes de l'entendre.

D'après la République, la chorée comprend deux parties : la musique et la gymnastique. La musique, à son tour, contient quatre éléments : le sujet ou discours, le genre poétique *, le mode de la mélodie * et le rythme ou mesure du mouvement‘. De son côté, la gymnastique revêt trois formes principales : la danse, la lutte 5 et les exercices militaires proprement dits®. C'est le contenu de l'éducation athénienne; c'en est aussi le cadre. Mais tout cela prend, dans la pensée de Platon, un aspect un peu nouveau. La musique se ramène aux exigences de la morale ; et l’on a déjà dit avec quelle impitoyable sévérité. D'autre part, la gymnastique qui sied aux citoyens, ne ressemble pas à celle des athlètes: elle doit être modérée. Entendue de cette manière, elle donne au corps autant de vigueur, et plus de souplesse et de résistance : ce qui est un avantage précieux dans les expéditions militaires. En outre, elle devient alors une sorte d'harmonie qui a son écho dans l’âme, qui l'enchante et tend à l’eurythmiser, comme la musique elle-même. Et là se trouve le résultat principal, celui qu'il faut toujours avoir en vue; car c’est l’âme surtout qui, par sa vertu à elle, fait la force et la beauté du corps ?. D'ailleurs, bien que la musique et la gymnastique se touchent par cer-

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