Id., Lois, VII, 813-814": Cf. Ibid
de l'État!. Le bien public demande que les femmes exercent les mêmes fonctions et reçoivent par suite la même éducation que les hommes. Ce qui est sans doute un autre point où Platon, à force de vouloir l’ordre et la puissance dans l’ordre, pèche visiblement contre la nature.
Quels que soient le degré de l’enseignement et les sujets auxquels il est destiné, il relève uniquement de l’État. IL est donné dans des écoles publiques, par des professeurs publics, d’après un programme et des stages légalement définis; et c’est là un ensemble d’exigences auxquelles personne n'a le droit de se soustraire. En matière d'éducation, rien n'est abandonné à l'initiative individuelle ?. Système légitime : vu la supériorité des intérêts que représente l’État, l'enfant lui appartient encore plus qu'à ses propres parents 5. Système nécessaire aussi; car 1l faut, dans un peuple, une certaine unité d'esprit et de vues : c’est une condition d’obéissance aux lois et de concorde entre les citoyens. Or cette sorte d’uniformité fondamentale ne peut être garantie que par l’uniformité de l'éducation, laquelle, à son tour, ne peut avoir son principe que dans l'autorité centrale. Le monopole de l’État en matière d'enseignement est un corollaire du concept même de société #.
Quels fruits peut donner un tel système d'éducation? Platon s’est posé le problème; et, naturellement, 1] l’a résolu de la façon la plus optimiste. D’après la République, V'union de la dialectique et de la chorée assure à peu près infailliblement le respect de la justice : les lois humaines deviennent inutiles ; on ne laisse subsister que
. PLAT., Lois., VIL, 806° ; 1, 6389,
. Id., Rep., 11, 376° et sqq.; — VI, 5025 et sqq. ; — Lois, VII, 8041, 810*. “7. Ποῖ ΝΙ 504