‹ PlatonChapitre 25 sur 286 · ARIST., Mel., À · texte numérisé non relu

ARIST., Mel., À

3. XENOCR., Procl. Oper... in Parmenid., 133, éd. Cousin, Paris, 1820-

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qu'aux idées : la science nous demeure inaccessible f. Rien de plus contraire à la pensée de Platon, qui n’a philosophé que pour fonder la science en vue de la morale. Il est facile aussi de se rendre compte que l’v du Parménide ne ressemble que d'assez loin à 1᾿ ἀγαθὸν de la République, au πέρας et au μέτρον du Phulèbe. Lt du Parménide est purement numérique; celui de Platon est essentiellement qualitatif : c’est la forme. Enfin, l'on trouve, au cours de la seconde partie de ce dialogue, toute une série de considérations sur la qualité, la quantité, le temps, l'instant, le changement, le contact et le lieu, qui rappellent les préoccupations et la langue d’Aristote, mais non les écrits de Platon. Dans le Timée, par exemple, il n’y ἃ rien qui se rapporte aux discussions du Parménide sur le χρόνος et La χίνησις, bien que l’auteur y traite de ces deux sujets.

Notre sentiment se confirme, lorsqu'on passe du dialogue qui nous occupe aux deux principaux personnages qui s’y meuvent. Socrate n'y est plus cet ironiste souple et retors des autres écrits de Platon, ce dialecticien implacable qui avoue sans cesse ne rien savoir et dont la science finit toujours par avoir le dessus. Ici, Socrate affirme avec cette assurance naïve que donne l’inconscience des difficultés, sauf à se rendre ensuite, devant la moindre objection, comme un vulgaire écolier. Parménide luimême dont le dogmatisme profond s’accuse avec tant d’éclat dans les fragments de son poème, le « grand », le « redoutable » et « vénérable » Parménide? devient un sophiste de la pire espèce, un jongleur d'idées dont l’unique souci est de produire un cliquetis interminable de propositions contradictoires et qui finit par conclure

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