Ibid., 302°< ὶ
4. Dans un passage du même dialogue, Platon ne distingue que la poli- ; tique et la tyrannie (276°). Mais il est visible qu'en cet endroit, il ne se propose , point de donner une classification des formes politiques; il y décoche un trait à l'adresse de la tyrannie, qui, à la lumière de tristes expériences, lui «ἢ
est devenue de plus en plus odieuse.
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HAUCITÉ. 997
mulée pour la seconde de ces deux espèces; on peut l’induire pour la première.
Ces classifications sont toutes dérivées plus ou moins directement de l’idée de perfection. Au troisième livre des Lois, Platon se place sous un autre aspect. Il se demande comment se forme en fait la variété des constitutions que l’on trouve à l’état d'exercice dans les différents peuples ; et 1] croit observer qu’elles sont presque toutes des « mélanges » composés de monarchie et démocratie. De ]ὰ, par conséquent, deux formes « mères » dont les autres procèdent?. Prise de ce biais nouveau, la division devient binaire.
A quelques détails près, les classifications platoniciennes s'accordent, et bien plus en vertu d’une logique vivante que par l'effet d'une logique voulue. IL suffit, pour les harmoniser, de distinguer les deux points de vue dominants dont elles dépendent : [6 point de vue idéologique et le point de vue historico-génétique.
La division des formes politiques n’a point son but en elle-même ; si l’on cherche à les classer, c’est surtout afin de voir quelle est la meilleure d’entre elles. Pour trouver la réponse de ce problème capital, 1] convient de procéder par voie d'élimination.
Si le sage était plus qu'une idée, s’il se rencontrait parmi nous en chair etenos, c'est à lui, et sans hésitaton, qu'il faudrait confier le pouvoir *. On éviterait ainsi les insuffisances que présentent toujours les lois, si bien qu’elles soient formulées #; et pourtant l’on ne tomberait pas dans les abus qu’entraine en général l'autorité