V. notre tableau stylistique
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sent l'univers et de ceux qui entrent dans notre nature. Chose peut-être encore plus remarquable: ilya, dans cetouvrage, un tableau des catégories plus explicite que celui du Sophiste et qui ressemble de très près à celui d’Aristote : li ψυχὴ] λέγει χινουμένη διὰ πάσης ἑαυτῆς, ὅτῳ τ᾽ ἄν τι ταὐτὸν᾽
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Il est donc légitime de conclure, avec Campbell, Dittenberger, von Arnim et C. Ritter, que le Timée fait partie du groupe des six derniers dialogues*?; on ἃ même des raisons de croire qu'il se rapproche beaucoup plus des Lois que des écrits antérieurs. Peut-être aussi ne fautil chercher entre ces deux dialogues aucune relation d'antériorité ou de postériorité. L'on a vu que Platon ἃ travaillé pendant plusieurs années à la République et qu'il l'a écrite en même temps que d’autres ouvrages de moindre importance. Il est probable qu'il en va de même au sujet des Lois : les différences stylistiques qui se révèlent au cours de ce long dialogue, sont assez no-
tables pour qu'on ait quelque raison de le penser”.
Le Critias est, comme on l’a vu, postérieur au Timéet; et 1] devait être suivi d’un autre dialogue intitulé Hermocrate® : ce qui aurait constitué une trilogie. Mais de l’Hermocrate on n’a pas eu d’autres nouvelles; et 1] est à peu près certain que Platon ne l'a jamais écrit.
Le fragment du Critias que nous possédons vint-il longtemps après le Timée? C'est un problème qu'il n’est pas facile d’éclaircir. L'histoire ne nous apprend rien à ce su-