V. LuTosLAwsxki, loc. cil., p
3. C'est ce qu'indique le tableau que nous insérons à la fin de ce volume.
. V. aussi Crüili., 106:-b : ce passage suppose le Timée. . Crili., 108", 1089; — Tim., 205.
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jet; et ce fragment lui-même est trop court! pour que ses particularités stylistiques fondent une induction précise. On peut dire cependant que, sous ce dernier aspect, le Critias paraît très voisin du Timée?. On peut admettre aussi que, s’il se trouve inachevé, c’est parce que Platon fut surpris par la mort en l’écrivant. On ἃ sur ce point le témoignage de Plutarque*; et ce témoignage est d'autant plus vraisemblable qu'il expliquerait en même temps pourquoi l’Hermocrate n’a jamais vu le jour.
Si le Timée et le Critias se rangent dans la période finale, comment se fait-il que Platon établisse entre eux et la République une relation de temps si étroite ? Cette fiction est due sans nul doute aux objections qu'avait provoquées ce dernier ouvrage et dont Aristote# et Crantor5 nous ont conservé l'écho. On disait de Platon que sa politique était une funeste utopie, qu'il y reniait les traditions nationales pour se faire l’élève des Égyptiens; et une telle conduite paraissait inexplicable chez un descendant des rois de l’Attique. Platon finit par répliquer en se fondant sur les traditions elles-mêmes de son pays. Les premiers Athéniens, dit-il à ses adversaires, vivaient comme le veut la République, et parce qu’ils étaient plus semblables aux dieux, qui les avaient faits supérieurement bons et beaux 6? La première partie de cette réponse est la thèse du Critias, esquissée déjà dans le 71mée*; sa seconde partie est la thèse du Timée lui-même.
Tels sont les principaux résultats auxquels on peut ar-
. Il compte 21 pp. de la petite éd. Stallb.
. V. pp. 3-5 et le tableau de la fin.
. Vit. Solon., p. 96°, c. 31 et 32, éd. Dœhner, Paris, 1846.
. Polil., B, 5, 1263», 15-18; V. notre Aristote, p. 344-345.
. Muziacu., Crantor. frag., I.
. V., dans Gomrerz, loc. cit., p. 476, des remarques très fines sur ce sujet. 23-24°.
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river à l'heure actuelle. Et ils sont précieux, bien qu’encore imprécis : ils suffisent à. faire cesser nombre de divergences regrettables. Par exemple, on ne pourra plus soutenir dorénavant que le Ménon, voire même le Cratyle sont antérieurs à la mort de Socrate ; que Le Théétète fut écrit au cours des dix années qui suivirent sa condamnation ; ou bien encore que la République se classe après le Philèbe et immédiatement avant le Timée et le Critias, comme l'ont voulu Schleiermacher!, Ast? et Tennemannÿ. A force de recherches délicates et patientes, la chronologie des dialogues de Platon s'est fixée dans ses grandes lignes.
3. System der Platonischen Philosophie, 1, 122-125, Leipzig, 1792-1795 (4 vols).