‹ PlatonChapitre 37 sur 286 · Id., Polilic., 258 et · texte numérisé non relu

Id., Polilic., 258 et

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mème nom !. Et peut-être mériterait-il qu’on lui tint à peu près ce langage : « Ὁ le plus brave des hommes, une grue procéderait comme toi, si elle avait à distribuer les rangs. Par respect pour son espèce, elle l’opposerait au reste des vivants et confondrait tous les autres êtres, y compris l'homme, en une seule et même classe qui serait sans doute à ses yeux celle des bêtes ?. »

Le second danger est de regarder comme essentiel ou spécifique ce qui n'est qu’accidentel ἡ. Par exemple, en analysant le concept de piété, on trouve que l’un de ses caractères est d’être aimée des dieux. Mais on se tromperait, on deviendrait ridicule comme Euthyphron, en affirmant que ce caractère constitue le fond même de cette vertu. Il n’est qu'un effet de son essence; car la question est de savoir pourquoi la piété est aimée des immortels ὁ.

Nous sommes 101 bien près de Descartes. Sommes-nous aussi près d'Aristote? Platon a-t-il eu quelque idée du syllogisme? On ne le voit pas, si l’on en juge parses écrits. L’unique témoignage à l’aide duquel on le puisse soutenir est un passage du Phrlèbe, où Platon se plaint de ce que les philosophes passent trop brusquement soit de l’un à l'infini soit de este l’un. « Les milieux leur échappent, dit-il, τὰ δὲ μέσα αὐτοὺς ἐχφεύγειδ. Mais 1] est assez clair par le contexte qu il s'agit ici des termes de l'analyse, et non du « moyen terme ». Laissons donc au disciple sa gloire, comme au maître la sienne.

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