Id., Rep., VI, 510°-511°; VII
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de confus qui ne permet pas à l'intelligence d’en saisir le pourquoi!. De plus, elles sont dans un écoulement perpétuel, comme les eaux de l’Eurype : elles varient sans cesse et d'après des rapports qui ne cessent eux-mêmes de varier?. Elles n’ont donc ni la clarté, n1 la fixité que requiert le véritable savoir: leur domaine est celui de la vraisemblance, de la probabilité et de la conjecture ?. C'est là une conséquence de la théorie d'Héraclite mieux examinée; et il convient de s’y tenir, d’après Platon : il en faut faire comme l'une des colonnes de la philosophie future *.
Quel est donc le rôle de l'expérience? Elle excite et dirige notre esprit. Sous le choc de la sensation, l’idée correspondante s'éveille en nous, comme l’image d’un ami lorsqu'on ἃ son portrait sous les yeux. Le spectacle des bonnes actions nous suggère l’idée de bonté; et Le spectacle des choses belles, celle de beauté. La vue des objets égaux nous fait penser à ce qui est égal en soi; et celle des objets inégaux, à l’inégal. Le tout est de se découvrir soi-même; et l'expérience nous en donne l'occasion. De plus, l’idée une fois éveillée et comme apercçue dans une sorte d’aurore, l'expérience sert dès le début à la faire passer du confus au distinct. Il faut avoir observé un grand nombre de sophistes pour savoir ce qu'est la sophistique, et toute une série de phénomènes étendus et colorés pour discerner l'essence de la figure et celle de la couleur 6. C’est à la lumière de l'expérience que nous