V. GompERz, loc. cit., p. 219, p. 560 (notes
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l'avait orné de plantations et de fontaines. On s’y promenait, sous les ormes et les platanes, dans de larges allées, qui sillonnaient en tous sens de riches et vertes prairies. Cà et là se dressaient de petites places couronnées d’arbres, où l’on pouvait se reposer et s’entretenir à l'abri des rayons du soleilt. C'est près de ce séjour agréable que Platon vint établir sa demeure; c'est là qu'il dialogua si longtemps et composa très probablement la plus grande partie de ses ouvrages.
L'école ne tarda pas à s'emplir de jeunes gens qui venaient de tous les points de la Grèce et dont la plupart appartenaient à de grandes familles. Aussi la tenue n'y était pas vulgaire et débraïillée comme au Cynosarge ; on y affectait la distinction. Les élèves de l’Académie se faisaient remarquer par le soin qu'ils prenaient de leur chevelure, et par l’élégance de leurs manteaux.
A ces traits d’aristocratie s'ajoutait un aspect tout religieux. Les muses étaient les protectrices de l’habitation. Platon lui-même leur avait fait construire une chapelle où leurs statues s’élevaient à côté des trois Grâces; et, chaque mois, on les fêtait à date fixe par des sacrifices et un frugal banquet. Peut-être aussi leur adressait-on tous les jours des prières avec des offrandes. |
L'enseignement était régulier et se donnait dans la cour de l’enclos, où l’on avait disposé des bancs de pierre comme ceux qui ont été découverts ces derniers temps à Délos et à Olympie. Puis, on reprenait en conversation les problèmes qui venaient d’être débattus; on y revenait aussi dans les banquets dont il a été fait mention. Et ces fêtes de la piété et de l'esprit n'étaient pas 165 seules du même ordre qui fussent en usage. Outre les repas en commun que la célébration des Muses ramenait à jour fixe, 1l y en