‹ PlatonChapitre 50 sur 286 · Id., p. 220, p. 560 (notes · texte numérisé non relu

Id., p. 220, p. 560 (notes

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avait d'autres dont Platon profitait pour provoquer des entretiens utiles et jeter dans l’âme de ses disciples la semence de la vérité !. Ils revenaient souvent, dans l’Académie, ces banquets du philosophe où l’on se suffit sans recourir à la joueuse de flûte.

Par ces différents caractères, l’école formait une sorte de communauté assez semblable à celle des Pythagoriciens, dont Platon s'était d’ailleurs sûrement inspiré.

Comment le Maitre donnaïit-il ses lecons ? étaient-elles des dialogues ou des discours? C’est une question sur laquelle on n a pas de documents précis. A l'exception du traité Du Bien qu'a publié Aristote d'accord avec quelques-uns de ses condisciples?, et du traité De la Philosophie qu'il mentionne et dont nous avons un résumé, tous les écrits de Platon revêtent la forme du dialogue. Il ἃ même employé cette manière de dire dans des ouvrages dont la matière ne s’y prêtait que difficilement, tels que le Timée et le Critias : il l’a aimée jusqu'à la violence. De plus, Platon, dans le Phèdre, reproche aux livres de ne pas répondre aux questions que le lecteur se pose à lui-même. Or s'exprimer de la sorte, c’est condamner aussi la parole à jet continu; car l’auditeur n’y trouve pas non plus l’occasion d'interroger afin de préciser les points qui lui échappent ou dont il n'a qu'une intelligence imparfaite5. Et ce n'est pas là, chez Platon, une pensée transitoire; 1] y tient pour de bon, puisqu'il la reproduit vers la fin du douzième livre des Lois.

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