‹ PlatonChapitre 75 sur 286 · Ν LA · texte numérisé non relu

Ν LA

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pas le droit de penser qu'un philosophe cesse de croire à ce qu'il a dit, par le fait qu'il cesse de le dire. Pour mettre un auteur en contradiction avec lui-même, il faut quelque chose de plus que le silence ; 1] faut des paroles. Qui osera soutenir, par exemple, que Spinoza, dans le Traité politique, nie la distinction des idées adéquates et imadéquates, parce qu'il ne la mentionne pas?

Au livre IX°, Platon trouve l’occasion de parler de la justice, à propos de l'opinion courante, au sens de laquelle il y a des fautes volontaires et des fautes involontaires. IL le fait en des termes semblables à ceux que contiennent les dialogues les plus décidément idéologiques. D’après ce passage, toute action juste est telle dans la mesure où elle « communie à la justice »; et c’est « dans cette mesure aussi qu’elle participe à la beauté », vu que la justice est chose essentiellement belle. Même raisonnement avec les mèmes expressions au sujet des « Passions justes », c’est-à-dire des peines que les coupables peuvent subir en conséquence de leurs fautes. C’est le langage du Banquet, de la République et du rhédon ; et, par conséquent, c’en est aussi la doctrine.

Vers la fin du livre ΧΙ], Platon esquisse à grands traits le programme de l'éducation qu’il convient de donner aux membres du « conseil nocturne ».

Ce programme comprend les mathématiques, la musique, l'astronomie, la science de la vertu, la connaissance de Dieu et de la vie future ?. C’est à peu près ce que l’on trouve dans la République”, si l’on excepte les idées. Mais Platon ne s’en tient pas là ; 1] passe à La méthode qu'il

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