‹ Platon et Plotin: étude sur deux théories philosophiquesChapitre 18 sur 24 · Plutarque, De Ei · texte numérisé non relu

Plutarque, De Ei

vraiment oublier ce qu'il entend par sensation et par opinion, pour supposer qu'il fait de Tunité-principe l'objet de ces facultés inférieures. Quant à M. Fouillée, qu'il nous permette de le dire avec une liberté qui n'enlève rien au respect que nous inspire son beau talent d'analyse et d'exposition, il a interprété le Parménide en vrai disciple des Alexandrins; il s'est efforcé d'y retrouver toute leur doctrine, et, quand ensuite il vient à parler de Plotin, il ne fait que lui restituer loyalement ce qu'il lui avait emprunté : « Il y a en Dieu môme la puissance active et motrice, l'âme qui procède de rintelligence comme Tintelligence procède du bien L'intelligible pénètre partout, et avec l'intelligible l'intelligence, et avec l'intelligence l'âme. Tout a ainsi son principe, sa fin et son essence dans le bien i. » De qui M. Fouillée parle-t-il en ces termes? De Plotin? Non : mais de Platon. Comment s'expliquer que ces neuf thèses (c'est le nombre adopté par M. Fouillée), que ces antithèses qui vont de contradiction en contradiction , aient pour but de nous faire connaître les vrais rapports de participation des idées entre elles et par suite des choses aux idées? M. Fouillée, qui se donne tant de peine pour résoudre ce problème de la participation, éait mieux que personne que Platon a toujours refusé de le discuter. Quand il le rencontre, il se détourne, ft Je m'assure moi-môme, dit-il dans le Phédon^ sans

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