‹ Platon et Plotin: étude sur deux théories philosophiquesChapitre 4 sur 24 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

rait sa pensée intime , Platon enseignerait le Dieu impersonnel, pensé et noù pensant, et Vâme éternelle, impersonnelle aussi, comme le veut un parti hégélien. Dans la deuxième, prétendue mythique, on rencontrerait au contraire la croyance à la personnalité de Dieu et à la personnalité immortelle des âmes humaines. C'est prêter à Platon beaucoup d'orgueil et peu de scrupules. Ceux qui prennent plaisir ainsi à discréditer le génie devraient bien s'apercevoir qu'ils ne font tort qu'à eux-mêmes, surtout lorsque, comme M. Teichmiil- 1er, ils donnent des preuves d'un savoir digne d'un meilleur emploi. Un savant dont nous honorons au plus haut point le caractère et le talent, M. Th. H. Martin, doyen de la Faculté des lettres de Rennes, apprécie à sa juste valeur cette interprétation trop libre dans une note qui accompagne un mémoire présenté à l'Académie des inscriptions sur V hypothèse astronomique de Platon. Gène sera pas le premier service rendu à la philosophie par un homme qui a le don d'embrasser dans une vaste érudition toutes les sciences de l'antiquité. Si nous tenons absolument à être redevables envers nos voisins, nous avons d'autres emprunts à leur faire. L'Allemagne, qui nous a perdus de tant de façons ; l'Allemagne, dont l'ardeur sophistique n'a eu d'égale que l'infatigable bienveillance avec laquelle nous avons salué chacune de ses

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