‹ Platon et Plotin: étude sur deux théories philosophiquesChapitre 6 sur 24 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

phie des Grecs de M. Zeller *. On peut prédire, sans être prophète, que cette œuvre contribuera plus sûrement aux progrès de la pensée allemande que les brillantes utopies des Kant, des Schelling et des Hegel. L'apparition de cet ouvrage nous a rendus impatients de connaître la suite. Il eût été bien agréable à l'auteur de cette modeste étude , il lui eût été plus utile encore qu'agréable de connaître le jugement de ce sincère écrivain sur les idées de Platon et sur les hypostases de Plotin. Nous serions surpris qu'il n'eût pas modifié profondément les opinions reçues à l'égard de ces deux théories. Que s'il ne l'a pas fait, c'est une tâche qui est réservée à la France et qu'elle a déjà remplie avec quelque hardiesse en ce qui concerne le néoplatonisme. Le mysticisme alexandrin n'est pas moins compromettant pour la philosophie spiritualiste que le quiétisme de Mohnos ne l'était pour le christianisme; et le danger est d'autant plus réel que les Alexandrins empruntent de la grandeur des caractères, de la pureté des mœurs, de l'élévation de la doctrine une autorité incontestable. Cependant leur influence ne peut sans grand

la Providence et Tessence de la liberté humaine, qui n'est ni l'arbitraire ni le hasard, mais Texpression particulière, fortuite ou plutôt épisodique d'une nécessité générale qui rattache les unes aux autres toutes les pages de l'histoire? 1. Paris, Hachette, 1877.

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