‹ Platon JurisconsulteChapitre 7 sur 29 · LT ETES · texte numérisé non relu

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ment par humanité, mais surtout par intérêt. Nous devons être, s'il se peut, plus équitables envers eux qu'envers nos égaux ; pouvant les maltraiter impunément, notre justice n'en sera que plus méritoire, Mais il convient de les punir sévèrement et de prendre avec eux un ton de maître. ;

Nous verrons que Platon les affranchit très facilement pour les récompenser des bonnes actions et des dénonclations dont ils sont les auteurs. Dans la loi athénienne l'esclave pouvait aussi se racheter au moyen de son pécule. On le libérait par testament ou par acte entre vifs sans aucune formalité spéciale.

Une fois affranchi il était traité aussi bien qu'un étranger. Il avait pour patron son ancien maître auquel il devait certains égards sous peine d'être poursuivi par la dixn ämostasiou. Il avait l'obligation de se rendre chez lui Lrois fois par mois pour lui offrir ses services ; il ne pouvait se marier sans son consentement ; s'il devenait plus riche que celui auquel il devait la liberté, le surplus était attribué à ce dernier. Platon ne l'autorise pas à demeurer plus de vingt ans dans l'Etat, sauf permission spéciale. Si ses biens viennent à dépasser le montant du troisième

cens, il devra s'exiler sous peine de mort. (XI 462).

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