‹ Platon [microform]Chapitre 106 sur 287 · PLAT, Tèm., 56b · texte numérisé non relu

PLAT, Tèm., 56b

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épuise le réalisable; il doit encore emplir le passé et l’avenir, comme il emplit le présent. La durée infinie de la nature dérive de « l’idée du bien », au même titre que sa variété et son eurythmie. En outre, le mouvement de la matière est éternel : on l’a déjà établi plus haut. Mais, si le mouvement de la matière est éternel, il faut aussi que celui du cosmos le soit : la conséquence paraît iné-

? ᾿ ῃ T 9 vitable. Qu'est-ce, en effet, que ce premier mouvement” Vu qu'il ne comporte de lui-même ni trève ni limite, il n’a jamais ni d'intensité ni de qualité fixes; et, par suite, il n’est de son chef qu’une abstraction et ne peut devenir réel qu’en acquérant du « fini »!. Entre l'origine du devenir chaotique et celle du devenir « bien ordonné », il ne s'écoule pas de temps véritable ; 11n° y ἃ qu'un instant logique ?. On arrive à la même conclusion en considérant le monde de son point de vue intérieur. S'il y a quelque chose d’éternel, c’est l'âme qui le façonne et le conserve du dedans 3. Or cette « âme royale », le mouvement ne l’abandonne jamais# ; il fait partie de son essence : de telle sorte qu’il est également essentiel à l'univers lui-même. Bien plus, l'éternité du mouve-

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